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La sécheresse a englouti la moitié des dégâts causés par les catastrophes naturelles en 2025

Entre 770 millions et 1 milliard d’euros de dommages assurés. Un record qui pèse lourd dans un budget déjà sous tension.

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La sécheresse a englouti la moitié des dégâts causés par les catastrophes naturelles en 2025

Entre 770 millions et 1 milliard d’euros de dommages assurés. Un record qui pèse lourd dans un budget déjà sous tension.

En 2025, la sécheresse a représenté près de la moitié des dégâts assurés liés à l’ensemble des catastrophes naturelles. C’est ce que révèle le rapport annuel de la Caisse centrale de réassurance (CCR), le réassureur public. Le coût total des sinistres pour la sécheresse s’établit entre 770 millions et 1 milliard d’euros. Mais ce chiffre s’inscrit dans une tendance plus large. Depuis plusieurs années, les dommages assurés tournent régulièrement autour de 2 milliards d’euros par an. Et la CCR en prend en charge plus d’un milliard. Cette hausse ne doit rien au hasard. Elle traduit l’augmentation de l’exposition des territoires et l’intensification des phénomènes climatiques.

Sur les dix dernières années, la sécheresse a même grimpé à 53,1 % de la sinistralité totale. Un bond net par rapport aux 41,2 % enregistrés depuis 1983. L’année 2025 n’a pas atteint le niveau exceptionnel de 2022, mais elle a tout de même frappé fort. Deux épisodes distincts ont provoqué des dégâts considérables sur les bâtiments exposés au retrait-gonflement des argiles. Le premier a eu lieu au printemps. Après un début d’année encore humide dans le Nord-Ouest, la situation s’est retournée brutalement. Un fort déficit de pluie et un ensoleillement excessif ont asséché les sols au nord de la Loire. Le second épisode a frappé en été, avec une chaleur durable et des précipitations déficitaires.

Dans ce contexte, l’été 2025 s’est classé au troisième rang des plus chauds depuis 1900. La France a connu 27 journées de vague de chaleur. L’année entière s’est hissée à la quatrième place des plus chaudes jamais enregistrées. Côté hydrologie, les tensions ont été inédites. Les nappes phréatiques ont baissé de manière généralisée. En été, 77 à 88 % d’entre elles ont vu leur niveau chuter. Les étiages ont été sévères jusqu’à 1 134 stations en rupture fin août. Les restrictions d’eau ont culminé en septembre, touchant 78 départements. Il a fallu attendre novembre pour observer une décrue progressive. Autant de signes que l’eau se fait de plus en plus rare, et que l’assurance, elle, doit suivre le rythme.

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