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Le détroit d’Ormuz renaît doucement avec un afflux de navires inédit depuis la guerre

Lundi, plus de 40 navires commerciaux ont traversé le détroit d’Ormuz, un record depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Un signe encourageant, même…

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Le détroit d’Ormuz renaît doucement avec un afflux de navires inédit depuis la guerre

Lundi, plus de 40 navires commerciaux ont traversé le détroit d’Ormuz, un record depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Un signe encourageant, même si la situation reste fragile.

Ce bond spectaculaire, observé par les spécialistes du trafic maritime, marque une nette rupture avec les mois précédents. Pendant la guerre, moins de dix navires de matières premières passaient chaque jour en moyenne entre le golfe Persique et le golfe d’Oman. Depuis le 15 juin, au lendemain d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, la moyenne a grimpé à plus de vingt navires quotidiens, avec une accélération ces derniers jours. Ce lundi, au moins 37 navires transportant des matières premières ont franchi le détroit, et plus de 42 en comptant les porte-conteneurs. C’est encore loin des 120 passages quotidiens d’avant-guerre, mais c’est un retour à la vie pour ce passage stratégique par où transite normalement un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures.

Parmi ces navires, cinq méthaniers ont été repérés, un fait notable car leurs armateurs évitaient jusqu’ici soigneusement la zone. Pour les experts, c’est l’un des indices les plus clairs d’une normalisation en cours. Le détroit d’Ormuz avait rouvert la semaine dernière grâce à l’accord irano-américain, censé mettre fin à la guerre. Mais le week-end dernier, Téhéran a annoncé une nouvelle fermeture en réaction aux attaques israéliennes au Liban. Depuis, les discussions entre l’Iran et les États-Unis ont permis de trouver des mécanismes pour sécuriser le détroit et faire cesser les affrontements au Liban. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a toutefois prévenu que la gestion du détroit ne redeviendrait jamais comme avant, assurant que l’Iran en aurait le contrôle.

En attendant, la flotte fantôme de pétroliers iraniens, sous sanctions internationales, peut de nouveau naviguer librement. Washington a autorisé jusqu’au 21 août toutes les transactions liées au pétrole iranien, un geste qui facilite le retour des exportations. Le détroit d’Ormuz respire à nouveau, mais chaque jour apporte son lot d’incertitudes politiques et militaires.

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