Économie
L inflation au Royaume-Uni fait du surplace et les prix de l essence coincent
Le taux d’inflation britannique reste bloqué à 2,8% en mai. Si la baisse des prix alimentaires a soulagé les consommateurs, la flambée du carburant liée…


Le taux d’inflation britannique reste bloqué à 2,8% en mai. Si la baisse des prix alimentaires a soulagé les consommateurs, la flambée du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient a tout annulé.
C’est un peu l’histoire d’un yoyo qui n’arrive pas à redescendre. Après un mois d’avril encourageant, où l’inflation avait nettement reculé pour la première fois depuis des mois, le Royaume-Uni se retrouve face à un mur en mai. Les prix à la consommation sont restés exactement au même niveau que le mois précédent, soit une hausse de 2,8% sur un an. Un chiffre stable, mais qui cache deux mouvements de fond opposés.
D’un côté, il y a une véritable bonne nouvelle pour les ménages. Les prix de l’alimentation ont continué à baisser après des mois de flambée ininterrompue. Les supermarchés ont commencé à répercuter la baisse des coûts des matières premières et les offres promotionnelles se sont multipliées. De quoi redonner un peu d’air aux budgets serrés des familles anglaises, surtout sur le poste dépenses le plus sensible.
Mais voilà, ce répit a été intégralement effacé par la hausse du prix de l’essence. La guerre au Moyen-Orient a fait grimper les cours du pétrole brut, et les automobilistes britanniques l’ont directement ressenti à la pompe. Le prix du litre a augmenté de plusieurs pence en mai, ce qui a suffi à neutraliser les bonnes nouvelles venues des rayons alimentaires. Résultat, l’inflation globale n’a pas bougé d’un iota.
Ce statu quo est crucial pour la Banque d’Angleterre. Elle espérait que la baisse de l’inflation lui donnerait les coudées franches pour commencer à réduire ses taux d’intérêt, ce qui soulagerait les emprunteurs et les entreprises. Mais avec une inflation qui reste obstinément au-dessus de son objectif de 2%, la décision est de plus en plus difficile à prendre. Pour des millions de Britanniques, c’est la douche froide le coût de la vie reste élevé et les taux d’intérêt ne devraient pas baisser de sitôt.
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