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Franchises médicales le plafond passe de 100 à 200 euros par an

Le gouvernement double le montant maximum que les patients peuvent avoir à payer eux-mêmes pour leurs consultations et médicaments. Une mesure qui vise à…

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Franchises médicales le plafond passe de 100 à 200 euros par an

Le gouvernement double le montant maximum que les patients peuvent avoir à payer eux-mêmes pour leurs consultations et médicaments. Une mesure qui vise à financer l’hôpital, mais qui va peser sur le budget des personnes qui consultent souvent.

Jusqu’ici, si vous dépassiez un certain nombre de consultations ou de boîtes de médicaments dans l’année, vous ne pouviez pas payer plus de 100 euros de franchises et participations forfaitaires. Ce plafond n’avait pas bougé depuis vingt ans. Désormais, il passe à 200 euros. Concrètement, la participation forfaitaire de 2 euros par consultation ou acte médical reste inchangée, de même que la franchise d’un euro par boîte de médicament. Ce qui change, c’est le total annuel que vous ne pourrez pas dépasser. Avant, vous étiez protégé à partir de 100 euros de frais déjà remboursés. Maintenant, ce seuil de protection recule.

La ministre de la Santé précise que tout le monde ne sera pas touché de la même façon. Les femmes enceintes et les mineurs, soit environ 18 millions de personnes, sont totalement exonérés de ces franchises. Pour les malades chroniques, qui consomment régulièrement des soins, la note pourrait s’alourdir. En moyenne, ces patients paient aujourd’hui 78 euros par an de franchises. Avec le doublement du plafond, leur facture pourrait monter à 150 euros plutôt qu’à 200, selon le gouvernement. Le calcul tient compte de leurs remboursements spécifiques.

Cette décision est justifiée par la nécessité de dégager des ressources pour le système de santé. La ministre l’explique clairement : il faut continuer à investir dans les hôpitaux, garantir l’accès aux soins et financer les médicaments les plus efficaces. Un décret est en préparation pour mettre en œuvre cette hausse. Pour les patients qui consultent peu ou qui sont exonérés, rien ne change. Pour ceux qui ont besoin de soins réguliers, le plafond repoussé signifie une facture plus longue à supporter avant que la Sécurité sociale ne prenne le relais à 100 %.

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