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XV de France: les Bleus de Galthié à l’épreuve des All Blacks

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Un test colossal à moins de deux ans de la Coupe du monde à domicile: le XV de France se frotte à des All Blacks revanchards, samedi (21h00) au Stade de France, au terme de leur tournée automnale. 

Abordé devant 80.000 spectateurs à Saint-Denis avec l’ambition de frapper un grand coup pour valider les progrès affichés sous l’ère Fabien Galthié, ce défi aura des airs de répétition générale: la bande d’Antoine Dupont retrouvera, au même endroit le 8 septembre 2023, pour le coup d’envoi du Mondial, les triples champions du monde (1987, 2011, 2015), qui restent sur une défaite vexante et nette face à l’Irlande (29-20).

« C’est les meilleurs joueurs au monde, une équipe qui fait rêver… Toutes les autres nations s’inspirent des All Blacks. Il ne faudra pas les laisser jouer », prévient l’ouvreur Romain Ntamack, repositionné à son poste de prédilection après deux matches au centre contre l’Argentine (29-20) et la Géorgie (41-15).

Cela fait douze ans que les Bleus n’ont plus battu les hommes en noir. La dernière fois qu’ils les ont croisés, lors d’une tournée estivale aux Antipodes en 2018, les Blacks avaient largement remporté la série de trois matches. Depuis juin 2009 et un succès à Dunedin, les Français ont perdu quatorze fois devant les Kiwis.  

« Quand on les bat, on devient un autre joueur », a souligné le manager général des Bleus Raphaël Ibanez. L’ex-talonneur aux 98 sélections est bien placé pour le savoir, lui qui avait participé aux succès historiques face aux Blacks lors des Coupes du monde 1999 (43-31 en demi-finale) et 2007 (20-18 en quart).

Prendre une autre dimension, c’est justement l’objectif de ces jeunes Bleus (25 ans de moyenne d’âge) qui rêvent d’offrir à la France une première Coupe du monde à domicile.

Référence mondiale

Depuis l’arrivée de Fabien Galthié comme sélectionneur fin 2019, ils ont réalisé plusieurs performances. Les victoires contre les vice-champions du monde anglais et à Cardiff lors du Tournoi des six nations 2020 ainsi que le premier succès obtenu en Australie depuis 1990 l’été dernier, font partie de leurs plus jolis coups. 

Mais il leur manque toujours un titre. Un succès samedi aurait presque valeur de trophée tant les Néo-Zélandais font figure de référence mondiale. Ce match, « quand on connaît la valeur de l’adversaire, a du relief », a reconnu Galthié, présent lors du duel renversant de 1999 à Twickenham.

Comme joueur, l’ex-demi de mêlée (64 sél.) a affronté sept fois l’équipe à la fougère. Son bilan: deux succès, un nul et quatre défaites. Gagner reste un exploit immense devant une sélection peu habituée à perdre. 

L’an passé, les deux revers successifs face aux Wallabies et à l’Argentine lors du Rugby Championship, la compétition annuelle de l’hémisphère Sud, avaient été vécues comme une catastrophe en Nouvelle-Zélande. Le sélectionneur Ian Foster, pour sa première année aux commandes du vaisseau noir, avait dû s’accrocher au gouvernail.

« Réponse forte »

En 2021, son équipe a remporté douze de ses quatorze matches, ne s’inclinant donc que deux fois, face aux champions du monde sud-africains (31-29) et à l’Irlande (29-20), samedi dernier. Ce dernier échec à Dublin a meurtri physiquement et psychologiquement les Blacks, contraints d’exécuter 259 plaquages devant le récital des Verts.

« Je les ai vus en peine et à la peine. Et je les ai trouvés fatigués », a affirmé Jean-Claude Skrela, sélectionneur du XV de France de 1995 à 1999.

Il faut dire que les Néo-Zélandais évoluent dans une stricte bulle sanitaire depuis qu’ils ont quitté leur pays fin août, avec une routine +hôtel – salle de musculation – terrain+. 

« Ce contexte doit peser et créer une lassitude physique et mentale. Il y a une opportunité à saisir pour la France », estime l’ancien sélectionneur Pierre Berbizier, à la tête des Bleus lors d’une tournée remportée en Nouvelle-Zélande en 1994.

Pour leur dernier match automnal, les Blacks veulent finir « très fort », a toutefois prévenu Foster, qui a rappelé l’expérimenté demi de mêlée Aaron Smith (32 ans, 101 sél.). 

Ce message, « nous avons l’entendu » et « (voulons) apporter une réponse forte », a répondu Ibanez. A confirmer samedi.

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Euro 2024 : Les Bleus débutent par une victoire mais perdent Mbappé sur blessure

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Euro 2024 : Les Bleus débutent par une victoire mais perdent Mbappé sur blessure

Les Bleus ont assuré l’essentiel ce lundi lors de leurs débuts à l’Euro 2024, s’imposant sur la plus courte des marges devant l’Autriche (1-0). Toutefois, la crainte est de mise car l’équipe de France a probablement perdu sur blessure Kylian Mbappé.

Ce lundi, les Bleus ont abordé par le bon bout leur premier match de l’Euro 2024 à Düsseldorf contre l’Autriche. Grâce entre autres à N’Golo Kanté et Adrien Rabiot, phénoménaux au milieu de terrain, les Français sont bien rentrés dans le match. Ils se sont procurés une première occasion, toutefois manquée par Kylian Mbappé (9ème). Dans un soir sans, le capitaine tricolore a oublié Marcus Thuram, mieux placé, tandis qu’en seconde période, il a perdu un duel après avoir pris de vitesse la défense autrichienne (55ème). Deux minutes plus tôt, Marcus Thuram a aussi loupé le coche, manquant de lober Patrick Pentz (53ème).

Chanceux, le dernier rempart de Das Team en a eu nettement moins en première période lorsque son défenseur Maximilian Wöber a détourné dans ses propres filets un centre en retrait de Kylian Mbappé (1-0, 38ème). Tout heureux d’avoir contribué à l’ouverture du score en faveur de l’équipe de France, le néo-Madrilène a néanmoins vécu une fin de soirée cauchemardesque. Victimes de coups bas avant lui, Mike Maignan sur une sortie au sol et Antoine Griezmann, ouvert au cuir chevelu, ont donné de leur personne. Il s’agissait des prémisses d’un épisode encore plus dramatique.

Dans la surface autrichienne, lors d’un duel aérien, Kylian Mbappé a percuté l’épaule de Kevin Danso. Verdict : nez cassé. Les journalistes de beIN SPORTS l’ont annoncé une trentaine de minutes après le coup de sifflet final, le capitaine des Bleus ralliera l’hôpital cette nuit pour y subir une opération. On ignore encore pour le moment l’étendue des dégâts et la durée d’indisponibilité de l’attaquant tricolore. « Son nez n’est pas bien du tout. On va voir, c’est évidemment le point noir de cette soirée. Même si c’est qu’un nez c’est très embêtant pour nous, » a réagi la mine déconfite Didier Deschamps après le match.

La France a empoché les trois points et partage la tête du groupe D en compagnie des Pays-Bas, quatre jours avant la confrontation entre ces deux nations à la Red Bull Arena de Leipzig. Mais cela passe au second plan, les supporters des Bleus retiennent leur souffle.

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Roland-Garros : Alcaraz, un rêve devenu réalité

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Roland-Garros : Alcaraz, un rêve devenu réalité

Carlos Alcaraz a réalisé son rêve en remportant le tournoi de Roland-Garros ce dimanche en cinq manches face à Alexander Zverev.

Carlos Alcaraz a concrétisé son rêve en remportant le tournoi de Roland-Garros ce dimanche après un match acharné de cinq manches contre Alexander Zverev. Au-delà de son premier sacre à Paris, l’Espagnol a impressionné par sa précocité phénoménale.

Dès la fin des quarts de finale, il était certain qu’un nouveau joueur allait inscrire son nom au palmarès de Roland-Garros. Finalistes pour la première fois sur la terre battue parisienne, Alexander Zverev et Carlos Alcaraz se sont affrontés pour la dixième fois en carrière. L’Allemand menait 5-4 dans leurs confrontations, un bilan serré annonciateur d’un duel intense sur le court Philippe-Chatrier.

Comme cela lui est arrivé à trois reprises durant sa quinzaine à la Porte d’Auteuil, Alexander Zverev a eu du mal à entrer dans son match. Impressionnant au service en demi-finale contre Casper Ruud, le numéro 4 mondial a cédé trois fois sa mise en jeu dans le premier set (3-6). Cependant, il a ensuite montré un visage totalement différent lors des deux manches suivantes, retrouvant un pourcentage supérieur à 80 % au service dans le second set et profitant des nombreuses fautes directes de « Carlitos » dans le troisième acte pour inverser la tendance (6-2, 7-5).

Cependant, ce match s’annonçait serré et Carlos Alcaraz a violemment réagi dans le quatrième set, infligeant un cinglant 6-1 à son adversaire. La manche ultime a alors débuté entre deux joueurs ayant chacun gagné dix de leurs onze rencontres disputées en cinq manches à Roland-Garros. Plus frais physiquement après 3h23 de bataille acharnée, Carlos Alcaraz a fini par assommer Zverev, le breakant à 1-1 et sauvant ensuite quatre balles de débreak pour s’imposer définitivement. Par sa puissance et plusieurs coups magiques, Alcaraz a pris la mesure d’Alexander Zverev en 4h20 (6-3, 2-6, 5-7, 6-1, 6-2).

Alexander Zverev a perdu sa deuxième finale en Grand Chelem contre un Carlos Alcaraz qui a réalisé son rêve de triomphe à Roland-Garros lors de sa première finale aux Internationaux de France. À 21 ans, Alcaraz s’adjuge un troisième titre majeur en autant de finales, devenant ainsi le plus jeune tennisman de l’histoire à soulever trois titres du Grand Chelem sur trois surfaces différentes. L’Open d’Australie demeure l’unique majeur à lui résister, mais ce succès retentissant lui donnera sans doute l’envie de conquérir Wimbledon dans moins d’un mois, où il sera le tenant du titre et l’homme à abattre.

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Roland-Garros : Swiatek sacrée pour la quatrième fois au terme d’une finale à sens unique

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Roland-Garros : Swiatek sacrée pour la quatrième fois au terme d'une finale à sens unique

Opposée à Jasmine Paolini, Iga Swiatek a très vite pris les commandes dans l’échange pour ne laisser aucune chance à l’Italienne. En deux manches et à peine plus d’une heure, la Polonaise remporte Roland-Garros pour la quatrième fois de sa carrière, la troisième consécutive.

Iga Swiatek inscrit un peu plus son nom dans la légende. Sacrée à Roland-Garros lors de trois des quatre dernières éditions, la Polonaise est allée chercher face à Jasmine Paolini un quatrième titre dans le simple dames des Internationaux de France dans une finale dont l’issue n’a pas fait de doute.

Dès les premiers échanges, l’Italienne a haussé son niveau de jeu pour rivaliser avec la numéro 1 mondiale. Une volonté d’aller de l’avant qui a très vite joué en faveur de la 15ème joueuse au classement WTA. Après avoir sauvé une balle de break sur son premier service, l’Italienne a mis en difficulté la Polonaise, obtenant et convertissant une balle de break pour le plus grand bonheur du public du Court Philippe-Chatrier. Cependant, ce coup d’éclat n’a fait que réveiller Iga Swiatek.

La numéro 1 mondiale a répliqué avec autorité, effaçant ce break de retard sur un jeu blanc en moins de deux minutes. Dès lors, le rouleau compresseur s’est mis en route. Après avoir confirmé son retour aux affaires, Swiatek a imposé une pression telle à Paolini que cette dernière n’a pas pu résister. Menant cinq jeux à deux, Swiatek n’a pas perdu de temps pour conclure la première manche en 37 minutes sur un break blanc, se rapprochant à un set d’un nouveau titre Porte d’Auteuil.

La deuxième manche a vu Jasmine Paolini se montrer incisive dès le premier point sur l’engagement de Swiatek, mais la Polonaise a tenu son service. Dépassée, Paolini a fait face à deux balles de break, réussissant à les effacer avant de céder son service. Un dernier coup de reins a alors offert à Swiatek le break, confirmé par un jeu blanc.

L’an passé, à ce même moment de la finale de Roland-Garros, Swiatek avait baissé de pied. Douze mois plus tard, elle a retenu la leçon. Restant à un très haut niveau de jeu et commettant très peu d’erreurs, Swiatek n’a pas ouvert la porte, convertissant sa deuxième balle de break pour mener quatre jeux à rien à peine un quart d’heure après l’entame de cette manche. Après avoir tenu son service, la Polonaise s’est rapprochée à un jeu du titre alors que Paolini se présentait pour servir.

À l’orgueil, l’Italienne a mis fin à une série de dix jeux remportés de rang par son adversaire, prolongeant le suspense en forçant Swiatek à servir pour le gain du titre. Lâchant ses coups, Paolini a poussé deux fois la Polonaise à la faute, mais cela n’a pas suffi. La première balle de match a été la bonne pour Swiatek (6-2, 6-1 en 1h08′), qui a réalisé une nouvelle prestation exceptionnelle, n’ayant été réellement inquiétée que par Naomi Osaka au deuxième tour.

Après 2020, 2022 et 2023, la numéro 1 mondiale s’offre un quatrième titre à Roland-Garros, égalant Helen Wills dans les années 1920-1930 et Justine Hénin entre 2003 et 2007. Au vu de la différence avec la concurrence, ce n’est sans doute pas la dernière fois qu’elle met les mains sur la Coupe Suzanne-Lenglen, qui lui a été remise par Chris Evert, détentrice du record de succès Porte d’Auteuil, et Martina Navratilova, sacrée aux Internationaux de France il y a 40 ans.

Jasmine Paolini, quant à elle, aura grandi lors de cette quinzaine et quitte la Porte d’Auteuil en tant que numéro 7 mondiale. Son tournoi n’est toutefois pas terminé puisqu’elle va disputer ce dimanche la finale du double avec Sara Errani.

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