Europe
L’Europe sonne l’alarme sur les feux de forêt et réclame des investissements massifs
Alors que les incendies de cet été ont coûté plus de 15 milliards d’euros, Bruxelles pousse les États membres à miser sur la prévention. La commissaire à…

Alors que les incendies de cet été ont coûté plus de 15 milliards d’euros, Bruxelles pousse les États membres à miser sur la prévention. La commissaire à l’Environnement assure que protéger la nature est devenu une urgence vitale.
L’été a été dévastateur. En France, en Espagne et en Grèce, des feux d’une ampleur exceptionnelle ont détruit des milliers d’hectares, frappé des habitations et mis des vies en danger. Le bilan économique est lourd, les estimations parlent de 15,6 à 19,1 milliards d’euros de dégâts, entre les biens matériels, les frais de lutte, le nettoyage des débris et les indemnisations. Ces chiffres donnent le vertige, mais ils ne disent pas tout, car la facture humaine et écologique est bien plus difficile à chiffrer.
Les scientifiques sont formels. Le réchauffement climatique d’origine humaine a rendu plus probables les phénomènes météorologiques extrêmes qui attisent ces incendies. Mais la vitesse de propagation et la violence des flammes posent aussi une autre question, celle des politiques de prévention. Entretien des forêts, élimination des broussailles sèches, maintien de zones humides capables de servir de coupe-feux naturels, tout cela a été négligé pendant des années. Résultat, les feux trouvent un terrain favorable pour s’étendre.
Pour la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, il est temps d’inverser la tendance. Elle l’affirme sans détour dans une interview, la prévention est la première ligne de défense et il faut investir davantage dans la nature. Les besoins ne sont pas les mêmes partout, les pays méditerranéens étant en première ligne pendant l’été. Mais le changement climatique étend le danger vers le nord, jusqu’en Finlande et en Suède, et selon elle, aucune région d’Europe n’est épargnée. Les investissements sont donc vraiment urgents.
Bruxelles a déjà proposé de consacrer 35 % du prochain budget européen à des mesures climatiques et environnementales. Ce projet fait débat. Des critiques estiment qu’en mélangeant climat et biodiversité, la protection des écosystèmes risque de passer au second plan, derrière des projets d’énergie bas carbone ou des infrastructures plus rentables. La commissaire se veut rassurante et promet que l’UE veillera à ce que les États membres utilisent ces fonds pour la nature et la prévention des incendies. Elle ajoute que Bruxelles vérifiera comment ces enjeux s’intègrent dans les plans nationaux sur la restauration de la nature endommagée, que les gouvernements doivent remettre d’ici septembre.
Son message est clair. Investir dans la prévention n’est pas un luxe, c’est une nécessité économique et humaine. Si on ne le fait pas, les coûts ne feront qu’augmenter. Protéger les forêts, c’est aussi protéger les foyers, les vies et les industries qui dépendent de ces territoires. L’urgence est réelle, et l’Europe veut désormais passer des paroles aux actes.
À lire aussi

Faits DiversEn Ligne 6 joursTrente-neuf ans après, les parents d’Inass Touloub face à leurs juges
PolitiqueEn Ligne 6 joursUne primaire au centre et à droite pour éviter Le Pen-Mélenchon, le casse-tête d’Édouard Philippe
SociétéEn Ligne 6 joursBlocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée
SociétéEn Ligne 6 joursBlocus, manifs et rentrée agitée dans les lycées et les facs
PolitiqueEn Ligne 5 joursÉdouard Philippe assume ses mots sur l’immigration et la gauche l’accuse de parler comme l’extrême droite
ÉconomieEn Ligne 7 joursNvidia, le banquier devenu moteur de l’intelligence artificielle
MondeEn Ligne 6 joursUn avocat sanctionné pour mensonges électoraux veut piloter les élections en Arizona
Faits DiversEn Ligne 6 joursNeuf perpétuités et des regrets, le procès des Français de l’EI à Bagdad
















