Europe
Des vaches fiévreuses en Europe un virus inconnu identifié à toute vitesse
Un virus proche de la maladie de Schmallenberg circule dans les élevages français suisses et allemands. Les vaches récupèrent en quelques jours et aucun…

Un virus proche de la maladie de Schmallenberg circule dans les élevages français suisses et allemands. Les vaches récupèrent en quelques jours et aucun risque pour les humains, selon les spécialistes.
La scène se répète dans plusieurs élevages laitiers. Des vaches qui montent en température, perdent l’appétit, produisent moins de lait. Ajoutez à cela de la diarrhée et vous obtenez une belle inquiétude chez les éleveurs. Mais cette fois, les laboratoires ont mis très peu de temps à mettre un nom sur le coupable. Il s’agit d’un virus de la famille des orthobunyavirus, proche du virus de Schmallenberg apparu en Europe de l’Ouest en 2011.
Ce virus est transmis par des moucherons piqueurs. Il ne touche a priori pas les humains, et la consommation de lait ne présente aucun danger, affirment les scientifiques. Côté vaches, les signes restent modérés. La fièvre dure quelques jours, la production laitière redémarre ensuite. Le principal point de vigilance concerne la reproduction. Des avortements et des malformations fœtales sont possibles, comme ce fut le cas avec Schmallenberg. Les autorités sanitaires suivent donc le dossier de près, mais elles écartent tout parallèle avec la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie bien plus sévère.
Le virus a été repéré dans le Doubs, la Savoie, la Haute-Savoie et l’Ain. Il a également circulé en Suisse et dans le sud de l’Allemagne. Selon un chercheur de l’École nationale vétérinaire de Toulouse, le phénomène a couvé pendant quelques semaines avant de se développer dans les Alpes au mois de juillet. Les fortes chaleurs ont sans doute aidé les moucherons à se multiplier. Elles ont aussi compliqué le diagnostic, puisque la chaleur fait elle-même baisser la production de lait. Les éleveurs de la région étaient d’autant plus attentifs qu’ils avaient vécu une année difficile à la même période l’an dernier.
L’identification a été fulgurante. À partir d’échantillons reçus une semaine plus tôt, les équipes françaises ont utilisé une technique de séquençage massif appelée méta-génomique. Elles ont mis en évidence le virus en fin de semaine, en même temps que leurs collègues allemands et suisses. Les génomes complets ont ensuite été partagés à l’échelle européenne. Des tests de diagnostic vont être déployés dans les départements concernés dès la semaine prochaine. Les traitements restent simples, essentiellement des anti-inflammatoires pour soulager les animaux. Les recherches sur un vaccin ont déjà commencé, mais il faudra des mois avant d’aboutir. En attendant, les spécialistes répètent un message aux éleveurs. Restez informés, surveillez vos bêtes, mais pas de panique.
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