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Il avait caché plus de 400 000 images pédopornographiques chez sa mère et écope de cinq ans de prison

Un homme de 53 ans a été condamné à Mulhouse pour détention en récidive d’une immense collection pédopornographique. Il avait été repéré en train de…

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Il avait caché plus de 400 000 images pédopornographiques chez sa mère et écope de cinq ans de prison

Un homme de 53 ans a été condamné à Mulhouse pour détention en récidive d’une immense collection pédopornographique. Il avait été repéré en train de photographier un jardin d’enfants.

La justice alsacienne a frappé fort. Mercredi soir, le tribunal de Mulhouse a condamné un quinquagénaire à cinq ans de prison ferme pour détention d’images pédopornographiques en récidive. Le suivi socio-judiciaire durera six ans. S’il ne respecte pas ses obligations, l’homme écopera de trois années supplémentaires. Il lui est aussi interdit à vie de travailler au contact de mineurs.

Tout est parti d’un comportement suspect. Fin mars, l’homme a été vu en train de prendre des photos devant un jardin d’enfants de la ville. Une mère de famille a prévenu la police. Dans son téléphone, les enquêteurs ont découvert 76 vidéos à caractère pédopornographique, dont certaines montraient de très jeunes enfants dans des scènes sexuelles avec d’autres mineurs ou des adultes. Il a été interpellé dans la foulée.

La perquisition a révélé l’ampleur de la collection. Dans la chambre qu’il occupe chez sa mère de 87 ans, les policiers ont saisi 23 clés USB. Elles contenaient 415 975 photos et 18 642 vidéos, toutes dédiées à la pédopornographie. Des chiffres qui donnent le vertige, d’autant que ce n’était pas la première fois. L’homme avait déjà été condamné en septembre 2022 à trois ans de prison, dont un avec sursis probatoire, pour des faits identiques. À peine sorti de détention, il avait donc recommencé.

Les experts psychiatres décrivent une banalisation des actes, un isolement relationnel, des traits obsessionnels et un risque élevé de récidive. À la barre, il n’a pas vraiment expliqué son geste. La procureure Carine Greff a dénoncé son déni. Selon elle, il a fourni les mêmes justifications que lors de son précédent passage devant le tribunal. « Les gens normaux ne regardent pas ça », a-t-elle lancé. Son avocate, Marine Baffoigne, a reconnu la difficulté de plaider. Elle décrit un homme isolé, sans ami, qui s’occupe de sa mère et s’est réfugié dans un monde malsain. « Il est malade et doit se faire soigner », a-t-elle ajouté.

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