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Le Porge n’a pas été sacrifié, assure le patron des pompiers

Des habitants de la commune dévastée se sentent oubliés au profit de la presqu’île du Cap Ferret. Le directeur du Sdis de Gironde démonte point par point…

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Le Porge accusait les pompiers de les avoir laissés aux flammes, leur chef répond

Mis à jour le 6 août à 11h32

Des habitants de la commune dévastée se sentent oubliés au profit de la presqu’île du Cap Ferret. Le directeur du Sdis de Gironde démonte point par point cette accusation.

Le Porge ne digère pas. Au cœur de ce village de Gironde, le mégafeu a laissé des traces profondes. Sur les 240 habitations réduites en cendres, 183 se trouvent sur cette commune. Alors, quand les caméras se tournent vers le Cap Ferret et ses villas de standing, la frustration explose. Beaucoup racontent avoir été abandonnés pendant que les secours protégeaient la presqu’île. Un collectif d’habitants a annoncé son intention de porter plainte.

Marc Vermeulen, le patron des pompiers de Gironde, monte au créneau. Oui, des moyens ont bougé vers Lacanau et Lège, reconnaît-il. Mais c’était des médecins, des camions de carburant, du soutien sanitaire. Rien à voir avec un détournement des équipes qui combattaient les flammes. Il admet que la manœuvre a pu sembler incompréhensible, mais il maintient que Le Porge n’a jamais été sacrifié.

Le chef des secours rappelle aussi sa boussole. Quand le feu menace un cul-de-sac comme la presqu’île du Cap Ferret, la priorité numéro un est de sauver des vies. Et toutes les vies se valent, qu’on soit inconnu ou célèbre, insiste-t-il. Il balaie les rumeurs de pression des personnalités. Personne ne l’a appelé, ni élu, ni préfet, ni autorité. Il comprend la détresse des sinistrés. Chaque maison brûlée est une maison de trop, dit-il. Mais aucun habitant n’est mort et les premières études montrent que 90% du bâti menacé a été préservé.

Il répond enfin aux critiques sur la gestion du départ de feu, le 22 juillet à Saumos. L’alerte est donnée à midi deux, les premiers pompiers arrivent seize minutes plus tard, rapidement appuyés par des avions. Marc Vermeulen dénonce des accusations injustes. Après la mort de plusieurs collègues dans un bois de Mérignac, il a du mal à entendre que ses troupes seraient restées passives. L’engagement a été total, assure-t-il, mais la forêt était devenue une poudrière. Le combat était inégal.

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