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Un million de supporters espagnols en transe pour leurs héros

Seize ans après le sacre de 2010, la Roja a retrouvé son peuple à Madrid. Retards, honneurs royaux et fête géante ont rythmé cette journée historique.

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Un million de supporters espagnols en transe pour leurs héros

Seize ans après le sacre de 2010, la Roja a retrouvé son peuple à Madrid. Retards, honneurs royaux et fête géante ont rythmé cette journée historique.

L’avion des champions du monde a fait patienter tout le pays. Un incendie au nord de Madrid a retardé l’atterrissage de près de deux heures. Ce n’est qu’aux alentours de 14h30 que l’appareil s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Madrid-Barajas. La première image qui a marqué les esprits, c’est Rodri apparaissant à la porte, le trophée brandi bien haut. Celui que l’équipe a conquis la veille face à l’Argentine, grâce à un but de Ferran Torres à la 106e minute. Plus d’un million de supporters avaient déjà envahi les rues de la capitale pour accueillir leurs héros.

La journée a commencé par un marathon protocolaire. Direction le palais de la Zarzuela, où les joueurs et le staff de Luis de la Fuente ont été reçus par la famille royale. Le roi Felipe VI s’est adressé à eux avec émotion. Il a déclaré que grâce à eux, seize ans plus tard, l’Espagne était de nouveau championne du monde. Il a ajouté que quand la sélection joue, tout le pays joue, et que cette victoire, ils l’ont offerte à toute l’Espagne. En cadeau, les membres de la famille royale ont reçu des maillots floqués du numéro 26, ornés des deux étoiles. La délégation s’est ensuite rendue au palais de la Moncloa pour rencontrer le chef du gouvernement, Pedro Sánchez. Le Premier ministre a lancé que les finales se gagnent et ne se jouent pas, et que l’Espagne est à deux sur deux.

Les obligations officielles terminées, la communion avec le peuple a enfin commencé. Juchés sur un bus à impériale, les joueurs ont avancé au ralenti vers la place de Cibeles, au cœur d’une marée humaine survoltée. À bord, l’ambiance était électrique. Borja Iglesias s’est improvisé DJ sur des rythmes de reggaeton, tandis que ses coéquipiers célébraient le titre. Entre chants, fumigènes et concerts improvisés, Madrid s’est transformée en une immense fête populaire. Une équipe désormais double championne du monde, fêtée comme il se doit par tout un peuple.

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