Sports
Ukraine étrille le CIO après le sang à Kiev
Le ministre ukrainien des Sports a explosé contre la décision du Comité international olympique de réintégrer les athlètes russes, prise au lendemain de…


Le ministre ukrainien des Sports a explosé contre la décision du Comité international olympique de réintégrer les athlètes russes, prise au lendemain de bombardements meurtriers sur la capitale. Il parle d’un cynisme insupportable et d’un manque total de respect.
La commission exécutive du CIO a lâché une bombe mardi. Elle a levé une partie des restrictions imposées aux sportifs russes depuis l’invasion de 2022. Les Russes pourront de nouveau disputer les qualifications pour les JO 2028 de Los Angeles, même en sports d’équipe, si les fédérations les acceptent. Sauf que le timing a mis le feu aux poudres. Juste avant, lundi, des frappes russes ont tué au moins 28 personnes à Kiev et Soumy. Une centaine de blessés. Le jour même où le CIO assouplissait ses règles, l’Ukraine pleurait ses morts.
Matviy Bidnyi, le ministre ukrainien des Sports, n’a pas mâché ses mots. Il a jugé cette décision « particulièrement cynique » à cause de son calendrier. Selon lui, récompenser la Russie alors que la capitale pleure ses victimes est le comble de l’hypocrisie. Il accuse le CIO de jouer le jeu d’un agresseur sanguinaire. Le ministre ne cache pas son amertume. Il voit dans ce geste un total mépris pour le sport. Un boycott des compétitions reste exclu, même si une délégation russe aux Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar enverrait selon lui un message horrible au monde.
L’Ukraine continue de fournir des preuves au CIO. Elle montre que la Russie intègre des équipes locales des territoires occupés dans ses championnats. En face, World Athletics reste un modèle pour Kyiv. L’instance de l’athlétisme a confirmé vendredi dernier l’exclusion totale des Russes et Bélarusses. Le ministre salue son leadership, son intégrité et sa clarté morale. Le CIO, lui, répète qu’il condamne la guerre et soutient l’Ukraine avec une aide financière et logistique. Mais les mots ne suffisent plus quand les bombes tombent.
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