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Trump dénonce une frappe israélienne qui fait tout capoter

Les négociations entre Washington et Téhéran étaient à un cheveu d’aboutir. Mais une attaque israélienne sur Beyrouth a fait voler en éclats les espoirs…

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Trump dénonce une frappe israélienne qui fait tout capoter

Les négociations entre Washington et Téhéran étaient à un cheveu d’aboutir. Mais une attaque israélienne sur Beyrouth a fait voler en éclats les espoirs de paix, et Donald Trump est furieux.

Dimanche, le président américain a violemment critiqué le bombardement israélien qui a visé la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah. Ces frappes, qui ont fait trois morts, sont les deuxièmes en une semaine sur ce secteur. Pour Trump, c’est un coup dur. Il espérait signer un accord historique avec l’Iran le jour de ses 80 ans. « Cette attaque n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier où nous sommes si près d’un accord de paix avec l’Iran », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

De l’autre côté, la réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Le principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé l’agression israélienne. Selon lui, elle prouve que les États-Unis « n’ont soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit pas la capacité de le faire ». Un haut responsable militaire iranien a prévenu que ces frappes ne resteraient pas impunies. Trump a alors appelé à la retenue : il ne doit plus y avoir d’attaques israéliennes au Liban, mais aussi aucune attaque du Hezbollah contre Israël. « Ne gâchons pas tout ! », a-t-il insisté.

Pourtant, les détails de l’accord en discussion restent flous et contestés. Ce texte prévoirait notamment la levée du blocus américain des ports iraniens, une nouvelle gestion du détroit d’Ormuz, le droit pour l’Iran d’enrichir de l’uranium et le déblocage de 24 milliards de dollars de fonds gelés. Une ébauche en 14 points avait même circulé. Mais Téhéran n’a jamais confirmé la date de signature promise par Trump. Pendant ce temps, une délégation du Qatar est arrivée à Téhéran pour tenter de sauver les négociations. Et le conflit, déclenché fin février, continue de faire des milliers de morts et de déstabiliser toute la région.

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