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Pékin accusé de faire tourner la machine de guerre russe en Ukraine

Selon la diplomatie européenne, la Chine joue un rôle clé dans la poursuite du conflit en Ukraine. Un soutien qui ne faiblit pas, malgré les appels à la…

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Pékin accusé de faire tourner la machine de guerre russe en Ukraine

Selon la diplomatie européenne, la Chine joue un rôle clé dans la poursuite du conflit en Ukraine. Un soutien qui ne faiblit pas, malgré les appels à la retenue.

Les responsables européens ne mâchent pas leurs mots. Pour eux, la Chine n’est pas un simple observateur dans la guerre en Ukraine. Elle est un rouage essentiel du dispositif russe. Sans son aide économique, diplomatique et technologique, Moscou aurait bien du mal à maintenir son effort de guerre. C’est un constat ferme qui revient régulièrement dans les discussions à Bruxelles.

Concrètement, ce soutien chinois prend plusieurs formes. Il y a d’abord les échanges commerciaux qui ont explosé depuis le début du conflit. La Russie vend son pétrole et son gaz à la Chine, ce qui lui fournit des revenus indispensables pour financer ses achats d’armes et ses opérations militaires. En retour, Pékin fournit à Moscou des biens à double usage civil et militaire. Des puces électroniques, des machines outils, des composants pour drones. Rien de spectaculaire sur le papier, mais vital pour une économie russe sous le coup de sanctions occidentales.

Mais au-delà des flux matériels, il y a un soutien politique tout aussi décisif. La Chine bloque ou affaiblit systématiquement les résolutions de l’ONU visant à condamner l’agression russe. Elle offre à Vladimir Poutine une fenêtre diplomatique qui permet d’éviter un isolement total. Et les déclarations chinoises, même quand elles appellent au cessez-le-feu, restent vagues et ne remettent jamais en cause le droit de la Russie à se défendre, selon la version du Kremlin.

Pour les Européens, ce rôle est de moins en moins acceptable. Ils voient dans l’attitude chinoise une volonté de torpiller les sanctions et de prolonger la guerre. La question est désormais de savoir si l’UE et ses alliés parviendront à faire pression sur Pékin pour changer la donne. Ou si cette aide discrète mais massive va continuer à alimenter le conflit pendant encore des mois, voire des années.

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