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Neuf enfants contre un animateur la justice le relaxe et les familles crient à l’injustice

Un ancien animateur périscolaire accusé d’agressions sexuelles et de harcèlement sur neuf fillettes de 10 ans vient d’être relaxé par le tribunal…

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Neuf enfants contre un animateur la justice le relaxe et les familles crient à l'injustice

Un ancien animateur périscolaire accusé d’agressions sexuelles et de harcèlement sur neuf fillettes de 10 ans vient d’être relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Une décision qui passe très mal auprès des parents et du collectif de soutien aux victimes.

Pendant des mois, neuf écolières de l’école Titon, dans le 11e arrondissement de Paris, ont raconté des gestes et des paroles qui les ont profondément marquées. L’ancien animateur les appelait « mon bébé d’amour », « ma délicieuse » ou « mon cœur ». Il leur imposait des câlins forcés, leur racontait des histoires de viols et de meurtres, et dessinait des adolescentes hypersexualisées lors d’ateliers manga. Trois petites filles ont aussi dénoncé des attouchements sur la poitrine. Poursuivi pour agressions sexuelles et harcèlement, l’homme de 47 ans a vu son procès se tenir à huis clos le 5 mai. Mais le 16 juin, le tribunal a prononcé une relaxe, estimant que les faits n’étaient pas suffisamment caractérisés sur le plan pénal.

Dans son jugement, la justice reconnaît un « comportement inapproprié » de la part de l’accusé. Elle estime qu’il aurait dû recevoir des rappels à l’ordre et une formation, mais elle considère que ses actes ne constituent pas une infraction pénale. Conséquence directe : l’animateur ne sera pas inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Comme le souligne la cofondatrice du collectif de parents, techniquement il pourrait reprendre son travail dès demain. Un message jugé effrayant pour les victimes et pour toutes les familles qui attendent encore des procès dans des affaires similaires.

Les réactions sont vives du côté des proches des fillettes. Une mère d’élève exprime son indignation et dénonce la « lâcheté systémique » des institutions et des tribunaux. L’avocate qui représente cinq des familles parle d’une « très grande incompréhension ». Pour le collectif de parents, cette relaxe envoie un signal désastreux aux enfants à qui l’on apprend que leur corps leur appartient et que personne n’a le droit de le toucher sans consentement. La question est désormais posée : comment expliquer à ces écolières que la justice n’a pas retenu leurs paroles ? Le prochain verdict, attendu le 7 juillet dans l’affaire de l’école Alphonse Baudin, sera scruté de près.

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