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L’ombre du doute plane sur l’accord États-Unis-Iran

Marco Rubio tente de rassurer les pétromonarchies du Golfe, mais l’inquiétude persiste sur un protocole d’accord qui laisse de côté leurs plus grandes…

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L'ombre du doute plane sur l'accord États-Unis-Iran

Marco Rubio tente de rassurer les pétromonarchies du Golfe, mais l’inquiétude persiste sur un protocole d’accord qui laisse de côté leurs plus grandes craintes.

Le secrétaire d’État américain est arrivé à Abou Dhabi avec une mission délicate. Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut pendant la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Leurs territoires ont été pris pour cible par des missiles et des drones iraniens. Un conflit qu’ils n’avaient pas choisi. Aujourd’hui, le protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran ne dit rien sur les mandataires iraniens ni sur leurs arsenaux. Pourtant, Rubio l’affirme sans détour. Il n’y aura pas de cessez-le-feu durable tant que le Hamas, le Hezbollah ou d’autres groupes lanceront des attaques depuis l’Irak. Les alliés du Golfe veulent des garanties. Mais le texte ne les rassure pas.

Le détroit d’Ormuz sera au cœur des discussions. L’Iran a déjà prévenu que la situation d’avant-guerre ne reviendrait pas. Pendant le conflit, Téhéran a verrouillé ce passage stratégique. Oman et l’Iran veulent désormais se pencher sur les coûts de sa future gestion. Mais Rubio est catégorique. Aucun pays n’a le droit de taxer une voie navigable internationale. Washington n’acceptera ni péage ni redevance. Les monarchies du Golfe observent. La stabilité de la région dépend de ce détroit. Et l’incertitude reste totale.

Au-delà des détails techniques, c’est la fiabilité américaine qui est en jeu. Les experts le constatent. Les pays du Golfe ont dû se protéger seuls face aux ripostes iraniennes. Ils multiplient les partenariats sécuritaires ailleurs. Pendant ce temps, le fameux fonds de 300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran suscite la méfiance. Les Émirats affirment ne rien savoir. Rubio botte en touche. Ce sera pour plus tard, dit-il, si l’Iran change vraiment de cap. Mais pour les alliés américains, une certitude demeure. Leur confiance dans les États-Unis est plus fragile que jamais. Et ce voyage de Rubio ne suffira peut-être pas à la restaurer.

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