Faits Divers
Les évacués de l’incendie de Madrid regagnent leurs maisons
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se dit de plus en plus proche de la maîtrise de l’incendie qui ravage la région de Madrid depuis près d’une…

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se dit de plus en plus proche de la maîtrise de l’incendie qui ravage la région de Madrid depuis près d’une semaine. Les 12 prochaines heures seront décisives pour les pompiers, alors que les conditions météo se dégradent.
Près de Madrid, la vie reprend doucement. Plus de 24 000 personnes évacuées ont pu rentrer chez elles, et toutes les localités de la province d’Ávila sont désormais libérées de toute restriction. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez depuis le centre de commandement des opérations à Navalcarnero. Il a salué une situation favorable, même si l’incendie n’est pas encore maîtrisé. « Aujourd’hui, je crois que nous sommes de plus en plus proches de l’objectif de venir à bout du feu », a-t-il déclaré. Dans la nuit, les services de secours ont confirmé qu’il n’y avait eu aucune reprise de flammes. Une bonne nouvelle pour les 15 localités des régions de Madrid et d’Ávila qui ont vu leurs ordres d’évacuation levés. Concrètement, 24 000 personnes ont pu regagner leur domicile, et 20 000 autres sont sorties de confinement dans la région de Madrid, a précisé le préfet de la région, Francisco Martín Aguirre.
Mais la prudence reste de mise. Les pompiers poursuivent leurs efforts pour consolider les progrès réalisés. Mercredi, ils ont indiqué que le retour des habitants se déroulait sans incident. Pourtant, la fenêtre météo favorable est en train de se refermer. Après deux journées globalement propices, les températures remontent (autour de 37°C attendus dans l’après-midi) et des rafales de vent pourraient compliquer le travail sur le terrain. « Il nous reste des heures très importantes », a averti Pedro Sánchez. La nouvelle vague de chaleur doit durer jusqu’à au moins dimanche, avec des risques « extrêmes » d’incendies signalés par l’agence météorologique nationale. L’amélioration des conditions dans la nuit a certes réduit l’intensité du feu et stabilisé le périmètre, mais le combat est loin d’être terminé.
Sur place, les habitants retrouvent leurs vies avec un mélange de soulagement et de tristesse. À Aldea del Fresno, à une cinquantaine de kilomètres de Madrid, Maria Jesús Pérez Blanca, une septuagénaire, ne cachait pas sa joie. « Je suis heureuse, j’avais hâte de rentrer chez moi pour prendre mon café et mon petit-déjeuner », a-t-elle confié, attablée avec sa fille Susana, qui souhaitait simplement retrouver sa routine quotidienne. Mais à Pelayos de la Presa, José Fernández, 74 ans, a tout perdu. Il ne reste de sa maison que des meubles brûlés, des murs à moitié effondrés et des amas de cendres. « Je n’ai plus d’argent, plus de papiers, plus de maison », résume-t-il. Dans ce village à moitié vide, beaucoup reviennent à peine. L’incendie, qui a ravagé environ 50 000 hectares, est le plus important de l’histoire récente de l’Espagne. Depuis le début de l’année, 175 000 hectares sont déjà partis en fumée dans le pays. Et si les feux près de Madrid n’ont pas tué, le bilan humain total s’élève à 14 morts cette année. Pedro Sánchez rappelle que l’Espagne est en première ligne de l’urgence climatique.
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