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L’économie française respire un peu mais reste sous pression

L’activité du secteur privé recule toujours en juin, mais moins sévèrement qu’en mai. L’indice PMI remonte à 47,6, un signe de légère amélioration dans…

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L'économie française respire un peu mais reste sous pression

L’activité du secteur privé recule toujours en juin, mais moins sévèrement qu’en mai. L’indice PMI remonte à 47,6, un signe de légère amélioration dans une conjoncture encore fragile.

Pour le sixième mois d’affilée, l’économie française tourne au ralenti. L’indice qui mesure l’activité du secteur privé est resté sous la barre des 50 en juin, ce qui signifie que la production continue de baisser par rapport au mois précédent. Pourtant, le chiffre de 47,6 marque un rebond net après le 44,9 enregistré en mai, son plus bas depuis janvier. La contraction est donc moins forte qu’avant. Ce n’est pas encore le retour de la croissance, mais la chute s’atténue.

Cette légère embellie s’explique par plusieurs signaux. L’emploi s’est quasiment stabilisé, ce qui freine l’hémorragie. Les chefs d’entreprise renouent même avec une once de confiance, une première depuis janvier. Et du côté des coûts, la pression s’apaise un peu. L’inflation des prix ralentit, ce qui donne un peu d’air aux trésoreries. Mais attention, ces bonnes nouvelles n’ont pas suffi à relancer la machine. Le volume de nouvelles affaires continue de plonger, pour le septième mois consécutif. Les entrepreneurs pointent un marché morose, des stocks trop pleins chez leurs clients et une réticence générale à se lancer dans de nouveaux projets.

Dans les services, la baisse d’activité a aussi marqué le pas. Certaines entreprises évoquent même un léger rebond des commandes en interne. En revanche, à l’international, le paysage est très sombre. Les ventes à l’exportation ont fortement reculé en juin. Le contexte mondial pèse lourd. Pour l’avenir, les perspectives à douze mois s’améliorent pour la première fois depuis janvier. Les entreprises anticipent une hausse prochaine de leurs ventes. Mais cet optimisme reste prudent, assombri par le niveau élevé des prix des carburants et par les tensions au Moyen-Orient. L’économie française tient le coup, mais elle n’est pas encore sortie du tunnel.

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