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Le volcan Fuego rugit et force l’exode de centaines de Guatémaltèques

Le Fuego, le volcan le plus actif d’Amérique centrale, déverse des coulées de lave et un immense panache de cendres. Les habitants des villages proches…

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Le volcan Fuego rugit et force l'exode de centaines de Guatémaltèques

Le Fuego, le volcan le plus actif d’Amérique centrale, déverse des coulées de lave et un immense panache de cendres. Les habitants des villages proches ont été priés de tout quitter sans attendre.

Le réveil a été brutal pour les riverains du Fuego. Lundi matin, le volcan guatémaltèque est sorti de son calme, et son activité n’a cessé de grimper dans la nuit. Des torrents de matière incandescente dévalent maintenant ses pentes, tandis qu’un immense panache de gaz et de cendres s’élève dans le ciel. Face à ce danger, les autorités ont donné l’ordre d’évacuer. L’alerte orange est en vigueur dans tout le pays, un signal que chaque institution publique doit se tenir prête à intervenir.

Dès lundi soir, les autorités ont fait partir les habitants de deux hameaux accrochés aux flancs du volcan. Dans la petite localité de San Juan Alotenango, jugée moins exposée, des dizaines de personnes ont trouvé refuge. Des lits de camp ont été dressés dans la salle commune pour que les familles, qui n’ont emporté qu’un sac de vêtements et un peu de nourriture, puissent dormir en sécurité. L’école a été suspendue dans trois municipalités, et une route qui contourne le volcan et permet de rejoindre la ville coloniale d’Antigua a été fermée par la police. Le trafic aérien, lui, reste pour l’instant normal à l’aéroport international de la capitale, même si des consignes de prudence ont été émises.

Le danger ne faiblit pas. Selon l’institut de volcanologie du pays, l’éruption est encore dans sa phase la plus violente. Les coulées de roches brûlantes avancent principalement sur les versants sud-est, sud-ouest et sud du Fuego. Ces coulées augmentent en volume et en taille, et c’est là la principale menace pour les localités voisines. Quant au nuage de cendres, il peut monter jusqu’à 7 000 mètres d’altitude et il est poussé vers l’ouest jusqu’aux côtes de l’océan Pacifique, à plus de 130 kilomètres de distance. La porte-parole de la protection civile, Valeria Urizar, a lancé un appel clair en demandant à la population de s’évacuer par ses propres moyens si les conditions menacent sa vie.

Le Fuego n’est pas un inconnu pour les Guatémaltèques. Ce géant de 3 763 mètres, situé à 35 kilomètres à vol d’oiseau de la capitale, est considéré comme le volcan le plus actif d’Amérique centrale. Le pays se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone où l’activité sismique et volcanique est constante. Les éruptions de ces dernières années ont déjà chassé des centaines de personnes de leurs maisons. En 2025, environ 800 habitants avaient été évacués, et en 2023, près de 1 200. Le souvenir le plus sombre reste celui de 2018, quand des coulées de lave ont ravagé un village sur les pentes. La catastrophe avait fait 215 morts, et environ 200 autres personnes étaient portées disparues.

Pour l’heure, aucun chiffre précis sur le nombre de personnes évacuées n’a été communiqué par les autorités. Ce niveau d’alerte impose à toutes les administrations de se tenir prêtes à intervenir. Un habitant du hameau de Santo Domingo El Porvenir, Alejandro Garcia, 68 ans, a raconté que le volcan s’est montré actif dès le matin et que l’ordre de quitter les lieux est arrivé dans la soirée. Dans la salle commune de San Juan Alotenango, les familles déplacées patientent.

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