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Le Sénat valide le travail le 1er mai pour les boulangers et les fleuristes
Le Sénat a adopté mardi un projet de loi qui autorise les boulangers et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Une décision…


Le Sénat a adopté mardi un projet de loi qui autorise les boulangers et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Une décision qui relance les débats sur la place de ce jour férié dans le calendrier social.
C’est un texte qui était attendu. Depuis plusieurs mois, le flou juridique autour du travail le 1er mai embêtait les artisans boulangers et fleuristes. Le code du travail prévoit que seuls les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité peuvent ouvrir ce jour-là, avec une rémunération double pour les salariés. Mais les métiers concernés n’étaient pas clairement listés. Résultat, certains boulangers ont été contrôlés et verbalisés depuis 2023. Pour mettre fin à cette incertitude, le gouvernement a présenté un projet de loi qui clarifie les règles. Il prévoit que les boulangers-pâtissiers et fleuristes artisans puissent faire travailler leurs employés le 1er mai, à condition qu’un accord de branche fixe les modalités du volontariat et de la rémunération. Le ministre du Travail a défendu une solution « solide et respectueuse de notre histoire sociale ».
Mais le texte ne fait pas l’unanimité. À gauche, les sénateurs socialistes, communistes et écologistes ont voté contre, dénonçant une « brèche dans le droit du travail ». La secrétaire générale de la CGT a accusé le gouvernement de faire des « petits calculs politiciens » et de profiter surtout aux grandes chaînes de boulangerie et aux réseaux de fleuristes, pas aux petits artisans. Les syndicats, réunis devant le Sénat, ont rappelé que le 1er mai est une conquête sociale historique, le seul jour férié chômé et payé du calendrier. Pour l’exécutif, au contraire, il ne s’agit pas de supprimer un droit mais d’en créer un pour ceux qui veulent travailler volontairement. Le rapporteur du texte a regretté que le débat se soit « envolé dans des postures politiques ». Certaines professions comme les bouchers et les poissonniers se sont d’ailleurs plaintes d’une rupture d’égalité.
Le chemin législatif est encore long. Le texte doit maintenant être examiné à l’Assemblée nationale, probablement à partir de septembre. Les débats y promettent d’être plus mouvementés qu’au Sénat. L’objectif affiché par le gouvernement est d’aboutir à une adoption définitive avant le 1er mai 2027. En attendant, ce vote relance une fois de plus la question de la place du 1er mai dans notre société, entre attachement à la tradition et adaptation aux réalités économiques des commerces de proximité. Une question qui, à chaque printemps, divise autant les politiques que les syndicats.





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