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Le pari choc de Darmanin pour faire sortir la justice de l’ère du papier

Après les révélations sur la plainte perdue dans le drame de Lyhanna, le garde des Sceaux a annoncé une transformation numérique radicale. Il promet…

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Le pari choc de Darmanin pour faire sortir la justice de l’ère du papier

Après les révélations sur la plainte perdue dans le drame de Lyhanna, le garde des Sceaux a annoncé une transformation numérique radicale. Il promet l’intelligence artificielle dans tous les tribunaux et zéro papier d’ici six mois.

Gérald Darmanin a pris la parole ce mardi pour annoncer un tournant technologique majeur au ministère de la Justice. Sa promesse est claire : généraliser l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions et passer au tout numérique en seulement six mois. Cette annonce intervient dans la foulée d’un rapport accablant sur l’affaire Lyhanna, une jeune fille violée à de multiples reprises. Sa plainte, déposée en août 2025 contre Jérôme Barella, s’était perdue entre les mains du parquet d’Auch sans jamais être traitée. Un dysfonctionnement qui a mis le feu aux poudres.

Le ministre ne cache pas son agacement face à ce qu’il appelle la préhistoire numérique de la justice française. Il assure que ce choc numérique a déjà commencé depuis un an, mais il déplore un manque de moyens accordés jusqu’ici. Concrètement, il souhaite scanner l’intégralité des documents et s’appuyer sur des logiciels intelligents pour suivre chaque dossier. L’objectif est simple : faire en sorte qu’une plainte ne puisse plus jamais tomber dans un trou noir administratif. « Le bon sens ne remplace pas les logiciels », a-t-il insisté, estimant que les enquêteurs auraient dû alerter directement par mail ou téléphone face à des viols répétés sur une mineure.

Mais cette transition ne se fera pas à la légère. Le garde des Sceaux rappelle que la justice manipule des données ultra-sensibles, couvertes par le secret de l’instruction et de l’enquête. Pas question de les confier à des clouds étrangers. Le futur système devra rester sous contrôle français pour garantir la sécurité des informations. Une prudence nécessaire alors que le gouvernement veut accélérer le mouvement pour éviter qu’un nouveau drame ne révèle les failles du système.

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