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Le dernier des macronistes historiques quitte la scène parlementaire

François Patriat, sénateur et fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron, tire sa révérence après 45 ans de mandats. À 83 ans, celui qui avait créé le…

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Le dernier des macronistes historiques quitte la scène parlementaire

François Patriat, sénateur et fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron, tire sa révérence après 45 ans de mandats. À 83 ans, celui qui avait créé le groupe macroniste au Sénat en 2017 ne se représentera pas en septembre.

C’est une page qui se tourne. François Patriat, 83 ans, élu de Côte-d’Or, ne briguera pas un quatrième mandat de sénateur. Il l’a annoncé dans une lettre personnelle. Beaucoup l’encourageaient à continuer, mais il estime avoir fait son temps. “Repartir pour sept ans à 83 ans, est-ce encore digne ?” s’interrogeait-il en privé ces derniers jours. Avec lui, c’est toute une époque du macronisme originel qui s’éloigne du Parlement.

Son histoire politique est longue et marquée par une loyauté rare. Ancien socialiste, il a été député pendant quinze ans, puis sénateur pendant dix-huit ans. En 2016, il a été l’un des tout premiers à rejoindre Emmanuel Macron, alors encore candidat. Ce ralliement précoce lui a ouvert les portes du pouvoir bien au-delà de ce que son parcours socialiste lui avait permis. Emmanuel Macron le salue comme un “ami”, un homme de fidélité à sa Bourgogne et à son pays. Ses proches le surnomment “Fanfan”. Il a connu 23 élections, n’en a perdu que deux. Il a même été brièvement ministre de l’Agriculture sous Jospin.

Mais François Patriat, ce sont aussi des anecdotes qui resteront dans les mémoires. En septembre 2016, grièvement blessé dans un accident de la route, il n’a dû son salut qu’à un appel téléphonique. Son interlocuteur l’a maintenu éveillé jusqu’à l’arrivée des secours. Cet ami, c’était Emmanuel Macron. Depuis, il qualifie le président de “Dieu”, à moitié en plaisantant. Il raconte aussi, photo à l’appui, avoir allumé un cierge dans la cathédrale d’Amiens le jour de la création d’En Marche. Aujourd’hui, alors que la fin de son mandat approche, il reste un soutien indéfectible. Sur son ordinateur, le fond d’écran affiche déjà “Macron 2032”. La politique le quitte, mais sa fidélité, elle, ne s’éteint pas.

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