Politique
Votre visage, votre voix, votre nom : ce site gratuit vous permet de dire non à l’IA
Cate Blanchett lance un registre en ligne pour que chacun puisse choisir comment son identité est utilisée par les intelligences artificielles. Un outil…


Cate Blanchett lance un registre en ligne pour que chacun puisse choisir comment son identité est utilisée par les intelligences artificielles. Un outil gratuit qui veut redonner le pouvoir aux citoyens face aux géants de la tech.
On utilise de plus en plus l’intelligence artificielle pour générer des images, des voix ou des textes à partir de données réelles. Mais qui a le droit de se servir de votre visage ou de votre nom sans votre accord ? Pour répondre à cette question, l’actrice et productrice Cate Blanchett a dévoilé mardi un site internet baptisé « registre du consentement humain », accessible sur rslmedia.org. L’objectif est simple : permettre à n’importe qui de protéger les éléments qui composent son identité – visage, voix, nom – contre une utilisation non autorisée par des systèmes d’IA.
Le principe repose sur un système à trois feux de signalisation. Pour chaque élément enregistré, vous pouvez choisir le vert (autorisation totale), le jaune (utilisation sous conditions) ou le rouge (interdiction pure et simple). Les plateformes d’IA sont ensuite invitées à vérifier si un contenu est protégé, même si cette vérification n’est pas encore une obligation légale dans la plupart des pays. « À l’ère de l’IA, votre identité est votre propriété intellectuelle et chacun a le droit de décider comment l’IA peut ou non l’utiliser », a plaidé Blanchett lors d’un événement au Parlement européen à Bruxelles.
Ce lancement s’inscrit dans un mouvement plus large de contestation. En janvier, l’actrice avait signé une lettre ouverte avec plus de 800 artistes accusant les géants de l’IA de « vol ». Le registre veut donner un outil concret, pas seulement un coup de gueule. Il s’adresse aux particuliers, mais aussi aux agents ou managers qui veulent protéger leurs clients. L’eurodéputée Eva Maydell, présente au lancement, a salué « un outil qui rend les droits transparents, renforce la confiance et place la créativité humaine au cœur du progrès technologique ». Reste à savoir si les grandes plateformes joueront le jeu sans contrainte légale.
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