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Le pari Versailles de Macron pour rallumer la flamme avec Trump

Pour renouer avec un Donald Trump imprévisible, Emmanuel Macron a misé sur l’écrin du château de Versailles. Un dîner royal, des paroles apaisées et un…

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Le pari Versailles de Macron pour rallumer la flamme avec Trump

Pour renouer avec un Donald Trump imprévisible, Emmanuel Macron a misé sur l’écrin du château de Versailles. Un dîner royal, des paroles apaisées et un geste diplomatique qui a porté ses fruits.

C’était une soirée sous le signe de la démesure. Mercredi, après un G7 jugé réussi à Évian, Emmanuel Macron a invité Donald Trump à Versailles. Objectif célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine tout en resserrant des liens devenus glacials. Le président américain a découvert la Galerie des Glaces en privé, visité une exposition sur la guerre d’indépendance et écouté un concert dans la chapelle royale. Entre deux couloirs dorés, les deux hommes ont même pris le temps d’appeler Volodymyr Zelensky et d’évoquer un accord avec l’Iran. Puis ils ont dîné dans la Galerie basse. Au menu des asperges au homard et caviar, une volaille à la truffe et une tarte au chocolat. Autour de la table, une trentaine d’invités triés sur le volet des patrons comme Bernard Arnault, Patrick Pouyanné et Rodolphe Saadé. Une mise en scène très calibrée pour convaincre un Trump qui, l’an dernier, avait claqué la porte du G7 au Canada.

Mais ce faste a suscité des critiques. En France, des voix ont dénoncé une complaisance excessive. Jean-Luc Mélenchon a jugé qu’il fallait “apprendre à vivre sans Trump”. Emmanuel Macron s’est défendu, assumant Versailles comme “un instrument diplomatique”. Il a rappelé que les relations franco-américaines étaient tendues depuis des mois. Donald Trump s’était moqué de la vie conjugale du couple Macron. Il avait menacé d’imposer des droits de douane à 100% sur le vin français. Pourtant, pendant ce sommet, il n’a pas abordé ce sujet. Les Européens ont même salué les échanges constructifs sur l’Ukraine. Pour l’Élysée, il fallait absolument que le président américain reste jusqu’au bout du G7. Le dîner à Versailles était la pièce finale de ce puzzle diplomatique.

Le pari a fonctionné. Donald Trump, souvent imprévisible, a multiplié les compliments. Il a qualifié Emmanuel Macron d’“ami spécial” et Brigitte Macron de “personne fantastique”. Il a jugé le sommet “extrêmement réussi”. De son côté, le président français a savouré cette bonne entente, tout en insistant sur le fait qu’il n’avait jamais été faible face à son homologue. Pour lui, ces moments permettent de sortir du “clash constant” des réseaux sociaux et d’arrondir les angles. Reste à savoir si cette réconciliation de façade tiendra la route au-delà des lustres de Versailles.

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