Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Le logement neuf patine malgré les promesses du gouvernement

Les derniers chiffres de la construction montrent un écart énorme avec les objectifs officiels. Le secteur du bâtiment perd des emplois et les…

Article

le

Le logement neuf patine malgré les promesses du gouvernement

Les derniers chiffres de la construction montrent un écart énorme avec les objectifs officiels. Le secteur du bâtiment perd des emplois et les professionnels tirent la sonnette d’alarme.

La reprise de la construction de logements neufs reste très timide. Frédéric Carré, le nouveau président de la Fédération française du bâtiment, a prévenu que les objectifs du gouvernement sont déjà menacés. Même si les crédits sont un peu plus accessibles et que le prêt à taux zéro a été amélioré, cela n’a pas suffi à relancer la machine. Selon lui, l’activité continue de reculer, et le rebond observé depuis fin 2025 n’est qu’un répit technique.

Les prévisions pour 2026 ne sont pas encourageantes. La FFB estime qu’au mieux 321 000 logements seront mis en chantier cette année. C’est encore 35 000 de moins que la moyenne des quarante dernières années. Et le nombre de permis de construire délivrés en avril a chuté de 30% par rapport à mars. Un signal inquiétant. Les ventes de maisons individuelles et les réservations chez les promoteurs ralentissent aussi, ce qui laisse craindre une aggravation de la crise.

Les conséquences se voient déjà sur l’emploi. Le secteur a perdu 11 000 postes au premier trimestre 2026, et 55 000 depuis le début de la crise fin 2022. La construction neuve ne représente plus que 20% de l’activité totale du bâtiment, un niveau historiquement bas. Même la rénovation énergétique, pourtant encouragée, recule de 3,4% sur un an. Face à cette situation, la FFB demande une vraie loi de finances pour 2027 et pas une loi spéciale qui maintiendrait l’incertitude. Elle réclame aussi un renforcement de MaPrimeRénov’ et plus de soutien pour les particuliers. Le projet de loi Relance logement, présenté mercredi en Conseil des ministres, est jugé nécessaire mais loin d’être suffisant pour inverser la tendance.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus