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La zone euro redémarre en juillet malgré un Moyen-Orient instable

L’économie de la zone euro accélère nettement, au plus haut depuis huit mois. Les services et l’industrie tirent la croissance, mais l’incertitude…

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La zone euro redémarre en juillet malgré un Moyen-Orient instable

L’économie de la zone euro accélère nettement, au plus haut depuis huit mois. Les services et l’industrie tirent la croissance, mais l’incertitude géopolitique reste un frein.

Le moral des entreprises européennes s’est nettement amélioré le mois dernier. L’indice PMI composite, qui mesure l’activité du secteur privé, est passé de 50,0 en juin à 52,0 en juillet. C’est son meilleur niveau depuis huit mois, et surtout la première fois depuis mars qu’il dépasse la barre des 50, ce seuil qui sépare la croissance de la contraction. Concrètement, l’économie de la zone euro tourne à nouveau, et plus vite qu’à la fin du printemps.

Cette reprise s’appuie d’abord sur les services, qui ont renoué avec l’expansion après quatre mois difficiles. L’industrie manufacturière a aussi donné un coup de pouce, même si c’est plus léger. La demande est repartie, avec des nouvelles commandes qui progressent au rythme le plus rapide depuis novembre. Les commandes à l’exportation restent molles, mais leur baisse s’est nettement atténuée, ce qui laisse espérer une amélioration à venir.

Derrière ces moyennes, les situations restent contrastées. L’Allemagne a renoué avec la croissance de sa production privée pour la première fois depuis mars. L’Italie et l’Espagne ont accéléré, et l’Espagne s’offre même sa meilleure performance depuis un an et demi. Seule la France continue de reculer, mais à un rythme plus doux qu’avant. Ces disparités montrent que la reprise est réelle, mais pas encore homogène.

Côté emploi, le tableau s’éclaircit aussi. Après six mois de suppressions de postes, l’emploi s’est stabilisé en juillet. Les entreprises regardent devant avec un peu plus de confiance, même si leur optimisme reste inférieur à ce qu’il était avant le déclenchement de la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran depuis fin février. Le conflit continue d’ailleurs de peser sur les perspectives économiques de la région.

Enfin, les prix apportent une note plutôt rassurante. La hausse des coûts de production ralentit, et les prix de sortie d’usine progressent au rythme le plus faible depuis mars. C’est un répit pour les consommateurs, mais aussi pour la Banque centrale européenne, qui surveille l’inflation de près. Celle-ci a d’ailleurs encore grimpé dans la zone euro, à 2,9 % en juillet contre 2,8 % le mois précédent. Du coup, beaucoup d’observateurs tablent sur une nouvelle hausse des taux en septembre, une décision qui pourrait freiner la demande à un moment où l’économie commence tout juste à repartir.

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