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La tech embrase les Bourses européennes et fait dégringoler le pétrole

Les places européennes s’annoncent dans le vert après les records de Wall Street. Le pétrole, lui, poursuit sa chute alors qu’un espoir de paix se dessine…

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La tech embrase les Bourses européennes et fait dégringoler le pétrole

Les places européennes s’annoncent dans le vert après les records de Wall Street. Le pétrole, lui, poursuit sa chute alors qu’un espoir de paix se dessine au Moyen-Orient.

La dynamique est clairement positive. À Paris, le CAC 40 devrait gagner 0,33% à l’ouverture et signer un nouveau sommet. Francfort n’est pas en reste avec un Dax attendu en hausse de 0,60%, lui aussi au plus haut. Londres prendrait 0,28%, tandis que l’EuroStoxx 50 et le Stoxx 600 sont espérés en légère progression. Les investisseurs ont soif de risque et cela se voit.

Le moteur de cette hausse, c’est le secteur technologique. Les résultats trimestriels de Microsoft ont porté Wall Street à des niveaux jamais vus mardi. Le S&P 500 et le Dow Jones ont clôturé en territoire inédit, et le Nasdaq a bondi de 2,59%. Mais tout n’est pas rose. AMD et SpaceX, ce groupe spécialisé dans l’IA et les satellites, ont été sanctionnés après la clôture avec des chutes de 8,8% et 7,5%. Leurs performances opérationnelles sont bonnes, mais les investisseurs s’inquiètent des dépenses colossales nécessaires pour faire tourner les modèles d’intelligence artificielle. Une inquiétude récurrente, alors que le coût de l’argent ne cesse d’augmenter.

La saison des résultats continue avec des poids lourds comme Siemens Energy, Heineken, Kraft Heinz, Walt Disney ou Uber. Côté statistiques, les indices PMI des services en zone euro et au Royaume-Uni seront scrutés. Si la croissance se confirme, ce serait une excellente nouvelle pour le Vieux Continent. À condition que l’inflation ne reparte pas à la hausse, ce qui pousserait la Banque centrale européenne à relever encore ses taux. Un scénario que les marchés redoutent, d’autant que la Réserve fédérale américaine a choisi de ne pas bouger ses taux la semaine dernière. Et vendredi, tous les regards seront tournés vers le rapport mensuel sur l’emploi américain.

Côté géopolitique, le Qatar fait état de progrès dans les discussions entre Washington et Téhéran. De quoi raviver l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et faire baisser les prix du pétrole. Le Brent recule de 0,45% à 79 dollars le baril, après avoir dégringolé de plus de 12% depuis le début de la semaine. Le WTI américain perd 0,74% à 75,21 dollars. Sur le marché des changes, le yen se stabilise autour de 157 pour un dollar, et l’euro grimpe légèrement à 1,1536 dollar. Les rendements des emprunts d’État, eux, continuent de baisser, signe que les investisseurs respirent.

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