Politique
La tech fait vaciller les Bourses mondiales, les investisseurs prennent peur
Les marchés financiers plongent ce mardi, emportés par la chute des géants de la technologie et de l’intelligence artificielle. Les doutes sur la…


Les marchés financiers plongent ce mardi, emportés par la chute des géants de la technologie et de l’intelligence artificielle. Les doutes sur la rentabilité de ces secteurs et une possible hausse des taux américains affolent les investisseurs.
Les Bourses du monde entier sont dans le rouge. À Paris, Londres ou Francfort, les indices reculent nettement. Mais c’est à Wall Street que la dégringolade est la plus violente. Le Nasdaq, qui regroupe les valeurs technologiques, perd plus de 2,7% en avant-Bourse. En Asie, la correction a déjà frappé fort Tokyo avec une chute de 3,55%, et Séoul a dévissé de près de 10%.
Que se passe-t-il ? Les investisseurs s’interrogent de plus en plus sur la véritable valeur des entreprises de la tech et de l’IA. Après des mois d’enthousiasme et des valorisations astronomiques, les craintes refont surface. Une annonce a mis le feu aux poudres : SpaceX cherche à emprunter jusqu’à 20 milliards de dollars, signe que même les grosses structures ont besoin d’argent frais. Ce simple rappel a réveillé le spectre d’une bulle. Ajoutez à cela le départ de deux spécialistes de l’IA chez Alphabet, parti chez des concurrents, et la chute de l’action de plus de 5%. Meta, Microsoft, tous les grands noms ont déjà perdu du terrain la veille.
Le secteur des semi-conducteurs paie un lourd tribut. Sans ces puces, impossible de faire tourner les centres de données ou d’entraîner les modèles d’IA. Résultat, les valeurs plongent partout : Samsung perd 12% à Séoul, STMicroelectronics dévisse de près de 8% à Paris. Les marchés ont surfé sur cette vague pendant des mois, mais aujourd’hui, les investisseurs encaissent leurs gains et quittent le navire. D’autant que la Réserve fédérale américaine pourrait relever ses taux dès juillet pour lutter contre l’inflation. Un geste qui rendrait l’argent plus cher et découragerait les paris risqués sur des sociétés aux profits encore incertains.
Sur un autre front, les négociations entre les États-Unis et l’Iran avancent. Washington a suspendu ses sanctions sur le pétrole iranien pour deux mois, ce qui a stabilisé les cours du brut. Le baril de Brent reste autour de 78 dollars. Mais la situation reste fragile. Le Hezbollah dénonce des tirs israéliens au Liban, et l’Iran refuse l’accès à ses sites clés aux inspecteurs nucléaires. Les marchés surveillent de près ces tensions, mais pour l’instant, c’est bien la tech qui tient le rôle principal de ce nouveau tour de montagnes russes.
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