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Cohn-Bendit met tout son poids derrière Glucksmann pour la présidentielle de 2027

L’ancien leader de Mai 68 sort du silence et choisit son camp. Pour lui, le député européen est la seule figure capable de renouveler une gauche…

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Cohn-Bendit met tout son poids derrière Glucksmann pour la présidentielle de 2027

L’ancien leader de Mai 68 sort du silence et choisit son camp. Pour lui, le député européen est la seule figure capable de renouveler une gauche réformiste à bout de souffle.

Daniel Cohn-Bendit n’y va pas par quatre chemins. Dans un entretien accordé lundi, l’ancien député européen écologiste appelle clairement à soutenir Raphaël Glucksmann en vue de la prochaine élection présidentielle, prévue en avril et mai 2027. Selon lui, le chef de file de Place Publique est le seul, dans le camp de la gauche réformiste, à proposer une orientation vraiment neuve. Il parle d’une perspective capable de relancer une gauche sociale-écologique, ou écologico-sociale, selon la formule qu’il emploie. Son message est sans ambiguïté. Il faut l’épauler, pas lui mettre des bâtons dans les roues.

Reste que la route est encore longue. Raphaël Glucksmann n’a pas officialisé sa candidature. Il doit confirmer ses intentions d’ici la fin de l’été et dire s’il participera à la primaire de l’espace social-démocrate, dont l’organisation a été actée par le Parti socialiste. Interrogé sur le charisme du député européen, Cohn-Bendit balaie la question d’un revers de main. Ce qui compte, à ses yeux, c’est le projet. Il faut construire une vision d’avenir qui s’étende de 2027 jusqu’à 2032. Et dans la foulée, il renvoie François Hollande, Ségolène Royal ou Bernard Cazeneuve au rayon des figures dépassées. Des « has been », lâche-t-il. Lui préfère croire en « l’intégrité et le fond d’un personnage » plutôt qu’en un charisme tape-à-l’œil.

L’ancien élu franco-allemand ne se contente pas de distribuer des soutiens. Il attaque frontalement Jean-Luc Mélenchon. Pour Cohn-Bendit, le leader de La France insoumise n’est plus de gauche. Il lui reproche d’avoir abandonné les valeurs universalistes. Pire, il l’accuse d’adopter un positionnement antisémite et dénonce sa vision de la politique étrangère, qu’il assimile à un alignement sur Poutine et Xi Jinping. Des mots très durs, qui montrent à quel point la rupture est consommée entre les deux hommes.

Cohn-Bendit, qui reste à ce jour l’écologiste ayant réalisé le meilleur score à une élection nationale avec les européennes de 2009, s’aventure aussi sur le terrain de la droite. Il considère Édouard Philippe comme le seul vrai candidat de la droite réformiste. Et il prédit que Gabriel Attal finira par se ranger derrière le maire du Havre. Une analyse qui en dit long sur la recomposition politique en cours, et sur les alliances qui se dessinent déjà à moins de deux ans du scrutin.

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