Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Quand la canicule freine l’économie française des quatre coins du pays

Travail au ralenti, climat sous pression et un débat qui monte. Alors que la chaleur écrase une grande partie de la France, le patron du Medef tire la…

Article

le

Quand la canicule freine l'économie française des quatre coins du pays

Travail au ralenti, climat sous pression et un débat qui monte. Alors que la chaleur écrase une grande partie de la France, le patron du Medef tire la sonnette d’alarme sur l’activité économique. Mais sa solution pour s’adapter fait déjà débat.

Depuis plusieurs jours, un épisode caniculaire intense paralyse une bonne partie de l’Hexagone. Ce mardi, 54 départements sont placés en vigilance rouge et 35 en orange. Une situation qui ne perturbe pas seulement le quotidien des Français. Elle désorganise aussi le travail. Le président du Medef, Patrick Martin, a décrit un pays qui tourne au ralenti. Certains secteurs, comme les boissons et les glaces, connaissent un pic d’activité. Mais il le nuance : ces secteurs restent très minoritaires. La majorité des entreprises, elles, mettent en place des mesures de protection pour leurs salariés. Résultat : une désorganisation quasi générale et, au cas par cas, une baisse de la production.

Face à cette vague de chaleur, une proposition revient sur le devant de la scène : le congé climatique. Les Écologistes ont lancé une pétition pour demander un dispositif d’au maximum cinq jours par an, sur le modèle espagnol. Mais pour le Medef, cette idée va à l’encontre de ce qu’il faudrait faire. Selon lui, la France doit faire face à un mur d’investissements massifs pour s’adapter au dérèglement climatique et décarboner son économie. Travailler moins, c’est produire moins. Or, le problème de fond du pays, insiste-t-il, c’est justement une production insuffisante. Un congé climatique serait donc contre-productif.

L’exemple de l’Espagne est pourtant cité par les défenseurs de la mesure. Le pays a instauré ce congé fin 2024, après les inondations meurtrières de Valence où près de 230 personnes ont perdu la vie. Là-bas, l’alerte rouge avait été émise, mais certaines entreprises avaient quand même exigé la présence de leurs salariés. Pour Patrick Martin, cela n’enlève rien à la nécessité de protéger les travailleurs sur le moment. Mais il estime que la solution durable passe par l’investissement, pas par l’arrêt du travail. Un débat qui risque de s’intensifier à mesure que les épisodes caniculaires se multiplient.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus