Politique
L’affaire Besson verrouillée la justice refuse de rouvrir l’enquête pour viol
La cour d’appel de Paris a rejeté la demande de Sand Van Roy de rouvrir l’information judiciaire contre Luc Besson. L’actrice compte se pourvoir en…


La cour d’appel de Paris a rejeté la demande de Sand Van Roy de rouvrir l’information judiciaire contre Luc Besson. L’actrice compte se pourvoir en cassation pour contester ce qu’elle appelle une « non-justice ».
C’est un nouveau coup d’arrêt pour l’une des plaintes les plus médiatisées du mouvement MeToo en France. Mardi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a dit non à la requête de Sand Van Roy, qui voulait relancer les investigations. L’actrice belgo-néerlandaise avait déposé plainte en 2018 pour viol contre le réalisateur du *Grand Bleu* et du *Cinquième Élément*, une affaire qui s’était déjà soldée par un non-lieu. Les juges n’ont pas considéré comme suffisant l’élément nouveau apporté par la plaignante, à savoir des analyses ADN réalisées aux Pays-Bas sur l’un de ses sous-vêtements. Selon elle, cette trace génétique prouverait le viol qu’elle dénonce. Mais pour la justice, ce n’est pas assez pour rouvrir un dossier déjà exploré pendant cinq ans.
Les deux camps campent sur leurs positions. L’avocat de Sand Van Roy a annoncé un pourvoi immédiat en cassation, dénonçant une absence de justice. De son côté, la défense de Luc Besson rappelle que l’affaire a été examinée par six procureurs, deux juges d’instruction et trois magistrats de la cour d’appel, tous des femmes, et qu’aucun n’a retenu les accusations. Selon l’avocat du cinéaste, l’enquête n’a jamais pu établir un défaut de consentement, d’autant que les deux protagonistes reconnaissent avoir entretenu une relation pendant plusieurs années. Une version contestée par l’actrice, qui évoque une emprise professionnelle et des menaces sur sa carrière.
Les faits remontent à mai 2018, après un rendez-vous dans un palace parisien. Sand Van Roy affirme avoir subi une pénétration digitale forcée, malgré ses refus, et s’être évanouie. Luc Besson décrit un rapport consenti et empreint de « douceur », tout en admettant ne pas se souvenir d’une partie des événements. L’actrice avait également dénoncé d’autres viols et agressions sexuelles entre 2016 et 2018, dans le cadre d’une relation qu’elle qualifie de « subordination ». Le réalisateur, lui, parle d’une liaison extra-conjugale dans un contexte professionnel ambigu. Avec ce nouveau rejet, l’affaire semble connaître un énième épisode, mais pas forcément le dernier, puisque la Cour de cassation devra se prononcer sur le pourvoi.
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