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La pompe à essence baisse enfin les ministres voient la lumière au bout du tunnel

L’accord de paix entre l’Iran et les États-Unis ouvre la voie à une réouverture du détroit d’Ormuz. Le gouvernement promet une baisse durable des prix…

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La pompe à essence baisse enfin les ministres voient la lumière au bout du tunnel

L’accord de paix entre l’Iran et les États-Unis ouvre la voie à une réouverture du détroit d’Ormuz. Le gouvernement promet une baisse durable des prix mais refuse de donner une date précise.

Hier, c’était le soulagement. Un protocole d’accord a été signé pour mettre fin au conflit qui a fait flamber les prix du carburant depuis fin février. Ce traité prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite 20% du pétrole mondial. Résultat les cours du brut ont déjà commencé à reculer. Mais est-ce que le litre reviendra à 1,70 euro avant juillet. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, a été claire sur BFMTV et RMC. Elle ne peut pas s’engager sur une date précise, de peur de mentir aux Français. En revanche, elle assure que la baisse est amorcée et qu’elle doit se poursuivre. « Si tout avance dans le sens que l’on espère, on en voit le bout », a-t-elle déclaré.

Serge Papin, ministre du Commerce, a lui aussi affiché sa confiance. Sur Public Sénat, il a estimé que la baisse des cours du pétrole allait se répercuter très vite à la pompe. Pour lui, c’est le moment de « retrouver de la confiance et quitter l’attentisme ». Il a aussi misé sur un redémarrage de l’activité avec la saison touristique qui commence, ce qui donne des « bonnes augures ». Mais tout le monde ne promet pas un retour immédiat aux prix d’avant-guerre. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a prévenu sur RTL qu’il faudrait « un peu de temps » pour atteindre 1,70 euro le litre, à cause des incertitudes qui persistent.

Ces déclarations optimistes interviennent alors que les prévisions économiques sont plutôt moroses. La Banque de France a nettement abaissé sa prévision de croissance pour 2026, tablant désormais sur une croissance nulle au deuxième trimestre. L’Insee prévoit une hausse des prix de 2,7% sur un an d’ici fin décembre. Mais Roland Lescure rappelle que ces chiffres ont été calculés avant l’accord de paix, avec l’hypothèse d’un baril de pétrole à 100 dollars toute l’année. Aujourd’hui, grâce à la fin du conflit et à la réouverture du détroit, cette hypothèse est caduque. Les prix pourraient donc baisser plus vite que prévu, même si le chemin reste semé d’incertitudes.

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