Politique
La Fed tient son nouveau patron, les Bourses retiennent leur souffle
Les marchés financiers du monde entier ont les yeux rivés sur la première réunion de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine. Pendant ce…


Les marchés financiers du monde entier ont les yeux rivés sur la première réunion de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine. Pendant ce temps, le prix du pétrole se calme après un week-end historique.
Ce mercredi, les Bourses mondiales jouent la carte de la prudence. En Europe, Francfort et Milan reculent légèrement, tandis que Paris et Londres restent quasi stables. À Tokyo et Séoul, les indices ont grimpé, portés par le secteur des semi-conducteurs. Mais le vrai temps fort de la journée, c’est la décision de la Fed, la banque centrale américaine. Pour la première fois depuis son arrivée, Kevin Warsh, nommé par Donald Trump, préside la réunion. Les investisseurs ne s’attendent pas à une hausse des taux, malgré une inflation à son plus haut niveau depuis trois ans.
Ce qui intéresse vraiment les marchés, c’est le discours de Warsh. Comment va-t-il parler de l’économie et de l’avenir de la politique monétaire ? Chaque mot sera décortiqué. La baisse récente du pétrole, provoquée par l’accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, pourrait donner un peu d’air à la Fed. Mais les tensions inflationnistes sous-jacentes restent bien présentes, préviennent les analystes. Du côté du pétrole justement, les prix se stabilisent après une chute violente lundi et mardi.
Le baril de Brent tourne autour de 78 dollars, loin des 90 dollars de la semaine dernière. Des pétroliers iraniens ont même commencé à franchir le détroit d’Ormuz, un signe concret de l’accord dont les détails restent encore flous. Pendant ce temps, les frappes israéliennes continuent au sud du Liban, compliquant le tableau. Autre actualité importante de la journée, l’inflation au Royaume-Uni est restée stable à 2,8%, ce qui a fait baisser le taux d’intérêt à dix ans. Les investisseurs guettent aussi les chiffres définitifs de l’inflation en zone euro.
Enfin, un grand nom de l’industrie a donné le ton. Le constructeur automobile BMW a annoncé une révision à la baisse de ses objectifs pour 2026, à cause du conflit au Moyen-Orient et des difficultés en Chine. Le titre a dévissé de près de 11% à Francfort. Un signal qui rappelle que les conséquences économiques de la guerre sont loin d’être digérées.
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