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La Banque de France revoit la croissance 2026 nettement en baisse
L’institution table désormais sur une croissance nulle au deuxième trimestre, après un début d’année déjà morose. Ses nouvelles prévisions sont bien plus…

L’institution table désormais sur une croissance nulle au deuxième trimestre, après un début d’année déjà morose. Ses nouvelles prévisions sont bien plus pessimistes que celles du gouvernement et du FMI.
La Banque de France a dévoilé mardi des projections économiques qui refroidissent les espoirs de reprise. Pour 2026, elle ne mise plus que sur une croissance de 0,5% du PIB, contre 0,9% attendus en mars. Le coup est rude car le gouvernement espérait encore 0,9% et le Fonds monétaire international anticipait 0,7% en mai. Cette révision à la baisse s’explique surtout par le recul inattendu de l’activité au premier trimestre, avec un PIB en baisse de 0,1%, et une atonie persistante prévue pour le deuxième trimestre.
L’institution pointe du doigt la hausse du prix du pétrole, plus forte que prévu, et une économie moins résistante qu’imaginé. Pourtant, ces calculs ont été réalisés avant les annonces de cessez-le-feu au Moyen-Orient et la possible réouverture du détroit d’Ormuz. Le ministère de l’Économie a d’ailleurs réagi en soulignant que ces prévisions « en demi-teinte » ne prenaient pas en compte ces signaux de détente, et que l’heure était au retour de la confiance collective plutôt qu’à la dépense publique.
La mauvaise nouvelle ne s’arrête pas là. La Banque de France prévoit aussi une inflation plus élevée en 2026, grimpant à 2,5% contre 1,7% dans ses précédentes estimations, sous l’effet des prix de l’énergie. Côté finances publiques, le déficit pourrait se creuser légèrement pour atteindre 5,2% du PIB si aucune mesure d’économie supplémentaire n’est prise. Résultat, le ratio de dette continuerait d’augmenter jusqu’à 122% du PIB en 2028. L’institution imagine néanmoins un rebond de la croissance à 0,9% en 2027 puis 1,2% en 2028, porté par la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Mais l’incertitude reste totale, avec plusieurs scénarios alternatifs, dont un très défavorable où l’inflation atteindrait 4% et le PIB stagnerait deux années de suite.

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