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En Chine, le chatbot numéro un fait payer ses utilisateurs pour la première fois

Doubao, l’assistant IA de ByteDance qui compte 300 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, lance un abonnement payant. Une première dans un marché…

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En Chine, le chatbot numéro un fait payer ses utilisateurs pour la première fois

Doubao, l’assistant IA de ByteDance qui compte 300 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, lance un abonnement payant. Une première dans un marché chinois où tous les concurrents restent gratuits.

ByteDance, la société derrière TikTok, a décidé de passer à la caisse. Son chatbot Doubao, lancé en 2023 et devenu le plus populaire de Chine avec plus de 300 millions d’utilisateurs actifs mensuels, propose désormais une formule payante. L’entreprise justifie ce choix par des besoins croissants en puissance de calcul. Plus il y a d’utilisateurs, plus les coûts explosent. La version professionnelle offre des quotas plus élevés et des fonctionnalités concrètes comme l’organisation de fichiers locaux, la création de sites internet ou la génération de diapositives directement dans l’application.

Les utilisateurs de la version gratuite ne sont pas laissés de côté. Ils conservent l’accès aux fonctions de recherche de base, mais se heurtent à des limites pour la génération d’images et de vidéos. Cette stratégie est un tournant pour le marché chinois de l’IA, dominé jusqu’ici par des offres entièrement gratuites. DeepSeek, Qwen d’Alibaba ou Yuanbao de Tencent n’ont pas encore franchi le pas. La concurrence est si rude que personne n’ose faire payer, expliquent les analystes. Les utilisateurs chinois ne sont pas habitués à débourser pour ces services, et la monétisation avance beaucoup plus lentement que dans les pays occidentaux.

ByteDance mise gros sur l’intelligence artificielle pour se diversifier. Ces dernières années, le groupe a recentré ses activités autour de ce projet. Le PDG Liang Rubo l’a répété lors d’une réunion interne cette semaine. En lançant un abonnement, ByteDance cherche à équilibrer ses coûts tout en continuant à attirer du monde. Une gageure dans un secteur où la gratuité reste la règle, mais où les dépenses en calcul explosent à mesure que le nombre d’utilisateurs grandit.

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