Planète
Colombie le candidat pro Trump l emporte de justesse la gauche appelle au calme
Abelardo de la Espriella est élu président de Colombie avec une avance serrée. Son rival Ivan Cepeda demande la paix dans les rues tandis que Donald Trump…


Abelardo de la Espriella est élu président de Colombie avec une avance serrée. Son rival Ivan Cepeda demande la paix dans les rues tandis que Donald Trump se réjouit de cette victoire.
Le candidat soutenu par Donald Trump a remporté l’élection présidentielle colombienne dimanche 21 juin 2026. Abelardo de la Espriella, un avocat millionnaire de 47 ans, devance de moins d’un point le sénateur de gauche Ivan Cepeda. Avec 49,7% des voix contre 48,7%, l’écart est d’environ 250 000 bulletins. Un résultat qui semble difficile à combler pour son adversaire, même si le dépouillement n’est pas encore officiellement terminé. L’annonce définitive est attendue mercredi.
Donald Trump n’a pas tardé à réagir. Depuis la Maison Blanche, il a écrit sur son réseau Truth Social qu’il était pressé de collaborer avec le nouveau président élu pour construire une relation puissante entre les deux pays. De son côté, Ivan Cepeda a appelé ses partisans au sang-froid et au calme, tout en exigeant que les manifestations restent pacifiques. Car la nuit de dimanche a été marquée par des violences. À Bogota et Cali, des rassemblements ont dégénéré en affrontements avec la police. Des barricades ont été incendiées, des drapeaux américains brûlés, et les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les foules.
Le candidat de gauche n’a pas reconnu sa défaite. Il a mis en garde son rival contre toute tentative d’attiser les tensions. Ses partisans, a-t-il rappelé, représentent la moitié du pays et ont une longue histoire de résistance face aux gouvernements autoritaires. « Il ne nous fait pas peur, ni ses rugissements, ni ses hurlements », a-t-il lancé. En réponse, Abelardo de la Espriella, surnommé « El tigre » durant la campagne, n’a pas mâché ses mots. Devant ses supporters à Barranquilla, il a menacé son adversaire s’il encourageait la violence : « Vous savez déjà à quel point le tigre mord fort. Et le tigre peut mordre encore plus fort qu’il ne l’a fait dans les urnes. » Le président sortant Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche de l’histoire du pays, a estimé que la Colombie était au bord du gouffre d’une fracture violente à cause de cette polarisation extrême. La passation de pouvoir est prévue le 7 août.
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