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La Bolivie respire après des semaines de blocus

Les Pénuries s’estompent et la vie reprend doucement dans plusieurs villes. L’état d’exception a fait chuter le nombre de barrages routiers de 50 à moins…

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La Bolivie respire après des semaines de blocus

Les Pénuries s’estompent et la vie reprend doucement dans plusieurs villes. L’état d’exception a fait chuter le nombre de barrages routiers de 50 à moins d’une dizaine.

Depuis samedi, le président Rodrigo Paz a décrété l’état d’exception pour en finir avec sept semaines de contestation populaire. Résultat les barrages routiers sont passés de 50 à seulement neuf encore actifs. Dans les rues de La Paz, les étals des marchés se remplissent à nouveau. Rosa Quispe, une commerçante de 48 ans, raconte que les files d’attente de quatre pâtés de maisons ont disparu. « Nous ne nous battons plus pour acheter », souffle-t-elle.

Cette accalmie arrive dans un pays qui traverse sa plus grave crise économique depuis quarante ans. Une coalition large de syndicats, de groupes indigènes et de cultivateurs de coca s’était mobilisée contre le gouvernement. Au plus fort de la crise, jusqu’à 100 barrages paralysaient le pays, provoquant des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments. L’état d’exception permet désormais le déploiement de l’armée, restreint les manifestations et interdit le blocage des routes.

Mais tout n’est pas réglé. Les derniers barrages résistent dans le département de Cochabamba, bastion de l’ancien président socialiste Evo Morales. Le ministre de l’Intérieur Marco Antonio Oviedo prépare une opération des forces de sécurité pour entrer dans le Chapare et les zones contestataires, en promettant de le faire « avec tranquillité et calme ». Rodrigo Paz accuse Evo Morales d’être le chef de cette contestation, soutenu par les trafiquants de drogue sans en apporter la preuve. De son côté, l’ex-président rejette ces accusations et dénonce une persécution politique, tandis que ses partisans empêchent l’exécution d’un mandat d’arrêt pour traite présumée d’une mineure. Le pays retient son souffle.

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