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Fibre Excellence laisse tomber son offre pour laisser la place à un nouveau repreneur

Le patron de l’usine de pâte à papier se retire pour permettre à un autre investisseur de tenter sa chance. Le banquier Matthieu Pigasse a désormais…

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Fibre Excellence laisse tomber son offre pour laisser la place à un nouveau repreneur

Le patron de l’usine de pâte à papier se retire pour permettre à un autre investisseur de tenter sa chance. Le banquier Matthieu Pigasse a désormais quelques semaines pour construire son projet.

Jean-François Guillot ne portera pas lui-même le sauvetage de Fibre Excellence. Ce lundi, il a annoncé retirer son offre de reprise, pourtant présentée comme la solution de dernier recours. Sa décision est motivée par un constat clair. L’État et plusieurs acteurs clés doutaient de la viabilité de son projet. Ils réclamaient un changement de gouvernance. Alors, pour ne pas bloquer la route à une éventuelle issue, le dirigeant préfère s’effacer et laisser la place à un nouvel arrivant.

Ce nouvel investisseur, c’est Matthieu Pigasse, figure bien connue du monde des affaires. Il a jusqu’au 2 juillet pour déposer une offre devant le tribunal de commerce. L’enjeu est immense. Fibre Excellence possède deux des dernières grandes usines de pâte à papier en France, à Saint-Gaudens et Tarascon, avec plus de 500 salariés au total. Le groupe est en redressement judiciaire depuis fin avril, après que son actionnaire principal, le géant indonésien Asia Pulp and Paper, a refusé de remettre de l’argent au pot. Les comptes sont dans le rouge. L’entreprise a perdu 27 millions d’euros en 2025.

Pour redémarrer, il faut des moyens colossaux. Soixante millions d’euros sont nécessaires pour rouvrir les usines avec des stocks de bois. Et pour aller plus loin, en fabriquant par exemple de la pâte fluff destinée aux protections hygiéniques, il faudrait investir 150 millions. Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur ont déjà mis sur la table respectivement cinq et trois millions d’euros. Mais tout dépendra de la solidité du projet que présentera Matthieu Pigasse. L’État, lui, avait jugé l’offre de Guillot trop fragile pour éviter une liquidation. La balle est désormais dans le camp du nouveau repreneur.

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