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L’Iran claque la porte des négos mais laisse une feuille de route sur la table

Après un marathon de 18 heures dans les Alpes suisses, la délégation iranienne a repris l’avion pour Téhéran. Mais les discussions ne s’arrêtent pas, avec…

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L’Iran claque la porte des négos mais laisse une feuille de route sur la table

Après un marathon de 18 heures dans les Alpes suisses, la délégation iranienne a repris l’avion pour Téhéran. Mais les discussions ne s’arrêtent pas, avec des avancées concrètes sur le Liban et le détroit d’Ormuz, même si les menaces de Donald Trump continuent de planer.

Les négociateurs iraniens ont quitté le sommet de Bürgenstock lundi, après une nuit entière d’échanges tendus avec les Américains. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a salué des progrès encourageants, notamment sur la levée des restrictions pesant sur les exportations de pétrole et le déblocage d’avoirs gelés. Un protocole d’accord avait déjà été signé le 17 juin, et les deux camps doivent maintenant le transformer en document final sous 60 jours renouvelables. Les médiateurs pakistanais et qatari ont confirmé que les discussions reprendraient immédiatement à un niveau technique, sans préciser où.

Sur le dossier libanais, un point dur des négociations, les deux parties ont mis en place une cellule de gestion des conflits. L’objectif est clair. Il s’agit de faire cesser les combats entre Israël et le Hezbollah, le mouvement pro-iranien. Le président libanais Joseph Aoun a d’ailleurs reçu un appel du vice-président américain JD Vance à ce sujet. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que son armée resterait dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire. De son côté, l’Iran a accepté d’ouvrir une ligne de communication avec Washington pour sécuriser le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial. Une décision qui a rassuré les marchés, le baril de Brent redescendant sous les 80 dollars après avoir culminé au-dessus de 126 dollars pendant la guerre.

Mais l’optimisme reste mesuré. Le président américain Donald Trump a lancé un nouvel avertissement à Téhéran, exigeant que ses alliés au Liban ne causent pas de problèmes, sous peine de nouvelles frappes américaines. Ce message a immédiatement fait grimper la tension. La délégation iranienne avait d’ailleurs quitté la table des négociations dimanche après cette déclaration, les échanges se poursuivant par l’intermédiaire des médiateurs. Avant la rencontre, les Iraniens avaient même refusé de poser pour une photo avec l’équipe américaine. Le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf a prévenu que ses forces armées étaient prêtes à répondre autrement si les Américains ne pesaient pas leurs mots. Quant au programme nucléaire iranien, source de tensions depuis des décennies, il n’a été qu’effleuré, les détails étant renvoyés à plus tard.

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