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Bruxelles met Meta au pied du mur pour ses robots conversationnels sur WhatsApp

L’Union européenne oblige Meta à rouvrir gratuitement WhatsApp aux assistants d’intelligence artificielle concurrents. Le géant américain a cinq jours…

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Bruxelles met Meta au pied du mur pour ses robots conversationnels sur WhatsApp

L’Union européenne oblige Meta à rouvrir gratuitement WhatsApp aux assistants d’intelligence artificielle concurrents. Le géant américain a cinq jours pour obéir, sous peine d’une amende colossale.

Depuis fin 2025, Meta avait verrouillé l’accès de WhatsApp aux chatbots développés par d’autres entreprises. Seul son propre assistant, Meta AI, pouvait opérer librement sur la messagerie. Le groupe justifiait cette décision par des arguments techniques et financiers. Les agents conversationnels concurrents généraient un trafic toujours plus lourd, faisaient-ils valoir, sans compenser les coûts supplémentaires que cela imposait à leurs serveurs.

L’affaire n’a pas échappé à la Commission européenne. Une enquête pour pratiques anticoncurrentielles a été ouverte. En mars, Meta a tenté un geste d’apaisement en acceptant de réintégrer ces IA rivales. Mais pas gratuitement. Le groupe de Mark Zuckerberg leur a imposé des frais de structure. Une solution que Bruxelles a rejetée en avril, jugeant qu’elle continuait de fausser la concurrence sur le marché en pleine explosion des assistants d’IA.

Mardi, la Commission a donc tranché. Meta doit rétablir les conditions d’accès d’avant 2025. Gratuit, donc. Et vite. Le délai est de cinq jours ouvrables. Passé ce laps de temps, le géant américain s’expose à une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires annuel. Teresa Ribera, la vice-présidente en charge de la Concurrence, défend cette décision en parlant de protection du marché et de libre choix pour les citoyens européens. Selon elle, WhatsApp est un point d’entrée clé vers les consommateurs, et les entreprises d’IA doivent pouvoir innover et grandir sans entraves.

Ce bras de fer ne concerne pas que Meta. L’UE s’attaque aussi à Google et Apple. Google est sommé de donner davantage accès à son système Android aux assistants d’IA concurrents. La firme résiste, arguant que cela compromettrait la sécurité des appareils. Apple, de son côté, accuse la Commission de bloquer le lancement de son futur assistant Siri AI en Europe. Bruxelles ne cède pas. Un porte-parole de l’UE a répondu lundi que la loi européenne n’était pas négociable. Il a comparé la situation à un policier qui ne peut pas fermer les yeux sur un excès de vitesse. La régulation s’applique, point barre.

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