Politique
Bruno Retailleau sonne la charge pour sa première grande réunion de campagne
Le candidat LR a réuni plusieurs milliers de soutiens samedi au Parc floral. Entre attaques contre la macronie et promesses aux classes moyennes, il veut…


Le candidat LR a réuni plusieurs milliers de soutiens samedi au Parc floral. Entre attaques contre la macronie et promesses aux classes moyennes, il veut inverser la tendance dans les sondages.
Samedi, sous une chaleur écrasante, Bruno Retailleau a tenté de donner un coup de fouet à une campagne qui peine à décoller. Devant environ 6000 personnes rassemblées au Parc floral à Paris, le patron des Républicains a lancé un discours offensif, mêlant critiques acerbes du macronisme et promesses pour les classes moyennes. « Plus rien ne marche après dix ans d’En marche », a-t-il asséné, avant de s’en prendre directement à Gabriel Attal, le candidat de Renaissance. Il a notamment moqué son fameux slogan « tu casses, tu répares », jugé trop faible face aux vrais défis sécuritaires. « Cette menace, c’est pour gronder les enfants. Mais ça n’effraie pas les barbares auxquels nos policiers font face », a-t-il lancé, tout en refusant de se présenter en Jupiter comme Emmanuel Macron.
L’un des moments forts de ce meeting a été la présence remarquée de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, assis au premier rang. Retailleau en a profité pour saluer une « légende » et rappeler son combat pour la libération de l’auteur lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Il a aussi réclamé celle du journaliste Christophe Gleize, toujours détenu en Algérie. Mais le candidat LR a surtout réservé ses attaques les plus virulentes à Jean-Luc Mélenchon et à La France insoumise. Il a dénoncé un « nouvel antisémitisme qui s’abreuve aux sources de l’islamo-gauchisme » derrière la « Nouvelle France » défendue par le leader insoumis. Une charge qui a fait réagir Mélenchon sur X, appelant à ne pas réduire la campagne à ce genre d’insultes.
Derrière l’unité affichée, les failles restent visibles chez Les Républicains. Si Gérard Larcher, Michel Barnier ou Valérie Pécresse ont fait le déplacement, d’autres poids lourds manquaient à l’appel. Laurent Wauquiez, qui réclame une primaire ouverte pour désigner un candidat unique, a brillé par son absence. Xavier Bertrand, aux ambitions présidentielles assumées, aussi. Sans oublier les six membres du gouvernement de Sébastien Lecornu suspendus du parti. Malgré tout, Retailleau s’est voulu confiant. Il a promis de « mieux rémunérer le travail », de baisser la facture d’électricité et fait de l’éducation « la mère des batailles ». Son objectif est clair : séduire au-delà de son camp pour que sa courbe croise celle d’Édouard Philippe d’ici l’automne. Un pari risqué, alors qu’il stagne autour de 9% dans les intentions de vote.
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