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YouTube paie un ado pour éviter un procès sur la santé mentale des jeunes

L’adolescent accusait la plateforme d’avoir aggravé son anxiété et sa dépression après des années d’utilisation compulsive. L’accord à l’amiable, dont le…

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YouTube paie un ado pour éviter un procès sur la santé mentale des jeunes

L’adolescent accusait la plateforme d’avoir aggravé son anxiété et sa dépression après des années d’utilisation compulsive. L’accord à l’amiable, dont le montant reste secret, intervient trois mois après une condamnation historique dans une affaire similaire.

YouTube vient de sceller un accord financier avec un jeune Américain de 15 ans. Le garçon, suivi pour troubles psychologiques graves, affirmait que les algorithmes de la plateforme et d’autres réseaux sociaux avaient nourri son addiction et dégradé sa santé mentale. L’entreprise, filiale de Google, n’a reconnu aucune faute. Mais en choisissant de transiger plutôt que de plaider devant un jury, elle évite un nouveau procès test. Celui-ci devait s’ouvrir fin juillet à Los Angeles et servir de référence pour des milliers de plaintes déposées aux États-Unis.

Le plaignant, désigné sous les initiales R.K.C., vit en Floride. Il raconte des années d’usage compulsif des réseaux sociaux, marquées par anxiété, dépression et pensées suicidaires. Ses avocats dénoncent des fonctionnalités « insidieuses » comme la lecture automatique ou le défilement infini. Selon eux, les grandes plateformes conçoivent ces outils pour accrocher les enfants le plus tôt possible et maximiser leurs profits, quitte à sacrifier la santé mentale de toute une génération. Le dossier de R.K.C. avait été choisi comme cas test, son issue devait éclairer des centaines d’autres actions en justice.

L’accord ne met pas fin à la bataille judiciaire. Meta (Instagram, Facebook), TikTok et Snapchat restent dans le viseur de la même procédure californienne. Un premier procès, en mars dernier, avait déjà marqué l’histoire : un jury avait condamné Meta et Google à verser six millions de dollars à une jeune femme de 20 ans. Snap et TikTok avaient alors préféré transiger, comme YouTube aujourd’hui. En mai, ces mêmes entreprises avaient aussi conclu des accords confidentiels avec un district scolaire du Kentucky, évitant un autre procès test à Oakland. Et plus de trente États américains poursuivent séparément les géants du numérique pour des faits similaires, avec une possible audience en août.

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