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Voyage en enfer ferroviaire : des centaines de passagers pris au piège dans des wagons surchauffés près de Lyon

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Alors qu’un pic de chaleur exceptionnel frappait la région, des voyageurs de la SNCF sont restés bloqués plusieurs heures sur les voies, confrontés à une chaleur étouffante et à un manque criant d’eau.

Lundi 25 mai, une panne d’alimentation électrique a paralysé deux TGV sur la ligne à grande vitesse près de Lyon, piégeant des centaines de passagers dans des conditions de chaleur extrêmes. Les trains, reliant Lille à Marseille et Paris à Nice, sont restés immobilisés durant six heures, provoquant des retards allant jusqu’à sept heures sur l’ensemble de la liaison. Les voyageurs décrivent une attente interminable, où la température dans les voitures a grimpé de manière alarmante. Un passager, paysagiste de profession, a confié aux médias que le thermomètre à bord avait atteint 60 degrés Celsius dans l’après-midi. « On dégoulinait. Les enfants suaient, il faisait très chaud », a témoigné une mère de famille, évoquant l’atmosphère oppressante qui régnait dans les wagons.

L’absence de climatisation, combinée à l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres, a transformé les voitures en véritables fournaises. « C’est comme une boîte de conserve, ça chauffe vite », a expliqué un autre voyageur, décrivant l’inconfort généralisé. Face à la soif et à la chaleur, la tension est montée parmi les passagers, en particulier chez les parents de jeunes enfants. « Les enfants demandent de l’eau à leurs parents, tout le monde est à sec », a rapporté une passagère partie de Lille pour Aix-en-Provence, ajoutant que les cris et les pleurs rendaient l’atmosphère encore plus pesante.

Au bout d’une heure d’attente, les portes des trains ont finalement été ouvertes pour permettre aux voyageurs de respirer. La distribution de bouteilles d’eau, jugée insuffisante par plusieurs témoins, a été effectuée au compte-gouttes avant que la protection civile n’intervienne pour distribuer des packs d’eau aux usagers évacués. De nombreux passagers ont dénoncé le manque de communication de la part de la compagnie ferroviaire. « Personne de la SNCF n’a passé de message ou n’est venu dans les wagons pour voir si tout allait bien », a regretté un voyageur, tandis qu’une autre passagère déplorait que « personne ne vient nous voir, tout le monde a faim, soif ». L’alimentation électrique a été rétablie au bout de six heures, permettant aux deux TGV de reprendre leur route, mais avec un retard considérable qui a marqué la fin d’un calvaire pour les centaines de personnes concernées.

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