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Vingt-trois ex-salariés de Rockstar réclament justice pour des licenciements en série

Des dizaines de développeurs britanniques et canadiens ont été remerciés après avoir échangé sur Discord. Devant le tribunal du travail de Glasgow, ils…

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Vingt-trois ex-salariés de Rockstar réclament justice pour des licenciements en série

Des dizaines de développeurs britanniques et canadiens ont été remerciés après avoir échangé sur Discord. Devant le tribunal du travail de Glasgow, ils dénoncent une répression syndicale dans les coulisses du jeu vidéo le plus attendu de la décennie.

Le feuilleton judiciaire démarre à Glasgow. Une vingtaine d’anciens employés de Rockstar Games y contestent leur licenciement, survenu en octobre 2025. Trente et un salariés britanniques ont été remerciés, répartis entre Lincoln, en Angleterre, et les sites écossais d’Édimbourg et Dundee, berceau historique de la franchise Grand Theft Auto. Trois autres ont connu le même sort au Canada. Ce que leur reproche le studio ? D’avoir violé des accords de confidentialité en échangeant des messages sur Discord. Take-Two Interactive, maison mère américaine de Rockstar, assume cette décision.

Pour le syndicat IWGB, l’explication ne tient pas. Vingt-trois personnes réclament leur réintégration ou une compensation financière. L’organisation affirme qu’elles ont été visées à cause de leur engagement syndical, et juge la procédure illégale, faute de volet disciplinaire et de voie de recours. Lloyd Knott, 42 ans, qui a planché sur les effets visuels de GTA VI, décrit le climat du secteur. Il parle d’une cible dans le dos dès qu’on rejoint un syndicat, et d’une culture de la peur bien installée. Branimira Yordanova, 31 ans, spécialiste lumière, raconte ses inquiétudes sur son avenir professionnel et son logement. Les effets de cette affaire restent, selon elle, impossibles à résumer.

Avant l’audience, une quarantaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal, banderoles en main, pour dénoncer un démantèlement syndical. Des salariés toujours en poste avaient fait le déplacement. Les débats doivent s’étaler jusqu’au 16 octobre. Une séquence longue, qui pèsera sur l’image du studio.

Rockstar, qui cultive le secret autour de ses productions, balaie ces accusations. Un porte-parole assure que les départs au Royaume-Uni et au Canada relèvent de fautes graves liées au partage d’informations confidentielles, et non d’une appartenance ou d’une activité syndicale. La version du studio et celle du syndicat s’opposent frontalement, et c’est au tribunal de trancher.

Le contexte pèse lourd. GTA VI doit sortir le 19 novembre, presque treize ans après le précédent volet. Les attentes sont colossales, au point que le titre est en piste pour devenir le plus grand lancement d’un produit de divertissement de tous les temps. Malgré le silence entretenu autour du développement, des fuites d’origine inconnue ont dévoilé des séquences inédites, poussant Rockstar à diffuser un long aperçu fin août. Cette bataille sociale se joue donc aussi en dehors du prétoire, à quelques semaines d’un événement que toute l’industrie guette.

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