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Universités françaises l’alerte rouge sur leur financement d’ici 2030

Un rapport officiel prévient que le modèle économique des universités françaises n’est plus viable à moyen terme. Pour éviter la faillite, il propose…

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Universités françaises l'alerte rouge sur leur financement d'ici 2030

Un rapport officiel prévient que le modèle économique des universités françaises n’est plus viable à moyen terme. Pour éviter la faillite, il propose d’augmenter les frais d’inscription des étudiants français, mais pas avant la rentrée 2026.

Le constat est brutal. Le système de financement des universités françaises court tout droit vers le mur. Selon un rapport remis au gouvernement et présenté mercredi, le modèle actuel ne sera plus tenable d’ici à 2030 si rien ne change. Les auteurs du document, Jérôme Fournel et Gilles Roussel, ont passé au crible les comptes des établissements. Leur diagnostic est sans appel : les dépenses augmentent bien plus vite que les recettes. Résultat, un déficit potentiel de près de 2 milliards d’euros à l’horizon 2030. La trésorerie libre de certaines universités est déjà tombée sous la barre des 10%. Une situation qui menace directement leur capacité à fonctionner et à former les étudiants.

Pour inverser la tendance, le rapport avance plusieurs pistes. La plus notable concerne les droits d’inscription. Aujourd’hui, un étudiant français non boursier paie 178 euros pour une licence et 254 euros pour un master. Des montants qui ne couvrent même pas 2% du coût réel des formations. Les experts proposent une hausse progressive pour atteindre environ 10% des ressources des universités contre 3% actuellement. Concrètement, une année de licence pourrait passer à 900 euros, et un master à 1300 euros. Cela dégagerait 1,5 milliard d’euros supplémentaires par an. Mais attention, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a déjà prévenu qu’aucun changement n’interviendrait pour les rentrées 2025 et 2026. La hausse ne serait donc pas pour tout de suite.

Le rapport imagine deux scénarios. Soit une augmentation lissée sur cinq ou six ans, soit une hausse intégrale dès la première année. Dans tous les cas, les étudiants les plus modestes seraient protégés. Le système de bourses serait refondu et un barème progressif exonérerait les bas revenus. Mais les auteurs ne s’arrêtent pas là. Ils encouragent aussi les universités à diversifier leurs ressources. Mieux valoriser leur patrimoine immobilier, développer des cursus payants, nouer des partenariats avec des entreprises. Et surtout, gagner en autonomie pour adapter leur offre de formation en fonction de leurs moyens et des besoins locaux. La subvention de l’État doit rester la ressource principale, mais elle pourrait être en partie conditionnée à des objectifs précis. Bref, le message est clair : si les universités veulent éviter l’appauvrissement, elles doivent ouvrir de nouvelles sources de financement. Et vite.

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1 Commentaire

1 Commentaire

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