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Un procès en France ou rien les parents des victimes de Cédric Prizzon haussent le ton

Alors que la justice portugaise a choisi de juger elle-même l’ancien policier français accusé d’un double féminicide, les familles des deux femmes tuées…

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Un procès en France ou rien les parents des victimes de Cédric Prizzon haussent le ton

Alors que la justice portugaise a choisi de juger elle-même l’ancien policier français accusé d’un double féminicide, les familles des deux femmes tuées réclament que l’affaire soit renvoyée en France. Ils dénoncent une procédure qui les laisse de côté et ne leur donne pas les moyens de faire leur deuil.

Depuis que Cédric Prizzon a été arrêté au Portugal fin mars, les choses s’enchaînent pour les proches des deux victimes. Accusé d’avoir assassiné Audrey Cavalié, son ex-compagne âgée de 40 ans et mère de leur fils, ainsi qu’Angela Legobien, sa compagne de l’époque âgée de 26 ans et mère de leur petite fille de 18 mois, l’ex-policier est aujourd’hui détenu au Portugal. Mais les parents d’Angela, tout comme l’ex-compagne Audrey, ne comprennent pas pourquoi le procès aura lieu là-bas. La justice portugaise a refusé d’exécuter le mandat d’arrêt européen délivré par la France, préférant garder le dossier pour elle. Une décision qui ne passe pas.

Pour les parents d’Angela, cette situation est une épreuve supplémentaire. Emilie Schipper, la mère, explique qu’ils se sentent ignorés par la procédure portugaise. Personne ne les a prévenus pour venir identifier le corps de leur fille. Le père, Jérôme Legobien, insiste sur un point clé pour eux. Le crime a commencé en France, c’est là que les faits se sont déroulés avant que les corps ne soient retrouvés enterrés dans une zone isolée du nord-est du Portugal. Ils estiment qu’un procès au Portugal risquerait de les priver de nombreuses informations et de les éloigner du déroulement de la justice française.

Leur appel est clair et direct. Ils demandent à l’État français d’intervenir pour que ce meurtrier présumé soit ramené sur le territoire national. La mère d’Angela dit ne pas comprendre la position portugaise, surtout quand on sait que le parcours tragique a débuté en France. Un procès au Portugal, loin de leurs repères et de leur langue, leur semble une épreuve impossible à affronter. Pourtant, pour l’instant, Cédric Prizzon reste derrière les barreaux au Portugal, en attendant que la justice locale décide de la suite. Les familles, elles, continuent de se battre pour que la vérité éclate dans leur pays.

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