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Marine Tondelier veut importer le modèle belge contre les violences sexuelles

La candidate écologiste s’est rendue à Bruxelles pour observer comment la Belgique accueille et accompagne les victimes. Elle entend faire de ce…

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Marine Tondelier veut importer le modèle belge contre les violences sexuelles

La candidate écologiste s’est rendue à Bruxelles pour observer comment la Belgique accueille et accompagne les victimes. Elle entend faire de ce dispositif une priorité pour la France.

Depuis l’affaire Lyhanna, la question des violences sexuelles s’est imposée dans la campagne présidentielle française. Pour chercher des réponses concrètes, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a traversé la frontière. Sa destination un centre d’accueil des victimes installé à l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles, qu’elle qualifie de modèle à suivre. En Belgique, treize structures de ce type couvrent déjà le territoire, avec pour objectif qu’aucune victime ne soit jamais à plus d’une heure d’un lieu de prise en charge.

Le principe de ces centres est simple et radicalement différent de ce qui se fait en France. Tout se passe au même endroit, en milieu hospitalier. Les victimes sont reçues par des médecins légistes, des psychologues et des policiers formés spécialement, qui viennent directement sur place pour recueillir les plaintes. Plus besoin d’aller au commissariat, une étape souvent vécue comme un nouveau traumatisme. Les locaux sont conçus pour rassurer, avec des salles d’examen et des espaces de repos confortables. Derrière une porte sécurisée, dans une salle d’archives, des congélateurs stockent les prélèvements ADN et les vêtements qui serviront de preuves. Ces éléments sont conservés six mois pour les adultes, et cinquante ans pour les enfants. L’an dernier, le seul centre de Bruxelles a pris en charge 1 131 victimes.

Marine Tondelier a été frappée par cette politique proactive, qu’elle oppose à l’inaction française. Accumuler un maximum de preuves permet selon elle d’éviter les classements sans suite, un problème récurrent en France. La candidate écologiste, qui pourrait être la seule femme en lice pour la présidentielle avec Nathalie Arthaud, veut faire de ce sujet une question de volonté politique. Elle se dit en colère contre une société française qu’elle juge trop permissive, notamment sur les violences faites aux enfants. Elle se prononce pour l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, tout en marquant sa méfiance envers les mesures punitives comme la castration chimique. Après sa visite, elle devait rejoindre Paris pour un rassemblement devant le ministère de la Justice, afin de dénoncer les dysfonctionnements révélés par l’affaire Lyhanna.

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