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Le char du futur franco-allemand en panne, KNDS sort une roue de secours blindée

Alors que le programme MGCS accumule les retards, le groupe KNDS dévoile un blindé intermédiaire prévu pour 2030. Une annonce qui relance les…

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Le char du futur franco-allemand en panne, KNDS sort une roue de secours blindée

Alors que le programme MGCS accumule les retards, le groupe KNDS dévoile un blindé intermédiaire prévu pour 2030. Une annonce qui relance les interrogations sur l’avenir de la coopération militaire entre Paris et Berlin.

Une semaine après l’enterrement du SCAF, l’avion de combat du futur, c’est au tour du char franco-allemand d’être dans le viseur. Lundi, au salon Eurosatory, le groupe KNDS a présenté le Capint, un char de transition. Objectif remplacer les Leclerc vieillissants dès les années 2030, sans attendre le MGCS. L’armée de terre l’a dit clairement le Leclerc rénové ne tiendra pas au-delà de 2035. Le Capint, lui, est taillé pour prendre le relais. Mais ce nouveau blindé sonne comme un aveu d’échec pour le grand programme MGCS, censé livrer un char révolutionnaire vers 2045.

Car le MGCS patine depuis des années. Lancé en 2017 comme le SCAF, il devait unir la France et l’Allemagne autour d’un système de combat terrestre. Mais l’arrivée de Rheinmetall en 2019 a brisé l’équilibre initial. Les rivalités industrielles se sont invitées dans la machine. KNDS lui-même est tiraillé entre sa branche française et sa branche allemande. Résultat les travaux n’avancent pas au bon rythme, comme l’a reconnu le directeur général du groupe. Certains observateurs parlent déjà d’un retard de dix ans. Et après l’abandon du SCAF, certains estiment qu’il faudrait le même courage politique pour admettre que le char du futur est, lui aussi, en voie de disparition.

Le Capint, pourtant, veut jouer la carte de la transition. Il mélange un châssis de Leopard 2 A8 allemand et une tourelle téléopérée française Ascalon. Le groupe promet une plateforme évolutive, capable de lutter contre les drones, de numériser le champ de bataille et de coopérer avec des robots. De quoi tenir jusqu’à l’arrivée hypothétique du MGCS. Mais en attendant, Rheinmetall avance son propre démonstrateur, le KF51 Panther, déjà vendu à la Hongrie et pressenti pour l’Italie. La compétition fait rage. Et le char franco-allemand, lui, reste sur le bas-côté.

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