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Un animateur périscolaire devant la justice pour des agressions sexuelles sur des enfants de maternelle
Le procès d’un employé d’une école maternelle parisienne s’ouvre ce mardi, une première audience publique dans le cadre du scandale qui secoue le secteur périscolaire de la capitale.
Un homme de trente-six ans comparaît devant le tribunal correctionnel pour des agressions sexuelles commises sur cinq enfants âgés de trois à six ans, scolarisés dans une école maternelle du onzième arrondissement de Paris. Les faits reprochés se seraient déroulés entre la rentrée scolaire de l’année 2024 et le mois d’avril 2025. Le prévenu est également poursuivi pour harcèlement sexuel à l’encontre de deux collègues animatrices. Quatre autres familles ont par ailleurs engagé une citation directe, une procédure qui permet de saisir directement le tribunal, accusant le même animateur d’agressions sexuelles sur leurs enfants.
Dès le premier signalement, la mairie de Paris a pris une mesure de suspension immédiate à l’encontre de l’employé, qui n’a jamais été réintégré par la suite. Placé en garde à vue au mois de juin, l’intéressé, journaliste freelance exerçant dans le périscolaire pour arrondir ses fins de mois, a nié l’ensemble des accusations. Il a seulement reconnu avoir enfreint certaines règles de la charte professionnelle des animateurs, comme le fait de prendre un enfant sur ses genoux ou de le porter. Sans antécédent judiciaire, il encourt une peine maximale de dix ans d’emprisonnement et une amende de cent cinquante mille euros.
Le collectif #MeTooEcole, fondé à la suite de cette affaire, a appelé à un rassemblement devant le palais de justice de Paris pour soutenir les jeunes victimes et leurs familles, qui traversent cette procédure dans la discrétion et la fatigue. La porte-parole de l’organisation a souligné que ce dossier avait agi comme un révélateur pour de nombreuses familles, mettant en lumière des mécanismes de silence et de défaillance déjà dénoncés depuis longtemps.
L’affaire a été portée à la connaissance des autorités judiciaires en avril dernier par le directeur de l’école maternelle Alphonse Baudin. Des parents de deux fillettes s’étaient inquiétés auprès de lui du repli soudain de leur enfant, évoquant le comportement de l’animateur. L’enquête menée par la brigade de protection des mineurs a recueilli plusieurs témoignages de très jeunes enfants, décrivant avec leurs propres mots des attouchements sur leurs parties intimes.
Un précédent procès concernant un autre animateur d’une école parisienne, également située dans le onzième arrondissement, s’est tenu à huis clos au début du mois de mai. Dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre, et la décision est attendue pour le seize juin. Trois autres audiences pour des faits de violences sexuelles liés au périscolaire sont programmées à Paris d’ici le début du mois de septembre.
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