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Un accord de paix pour relancer la machine économique française

Le ministre de l’Économie voit dans la trêve entre les États-Unis et l’Iran une occasion de redonner souffle à une croissance en panne. Alors que…

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Un accord de paix pour relancer la machine économique française

Le ministre de l’Économie voit dans la trêve entre les États-Unis et l’Iran une occasion de redonner souffle à une croissance en panne. Alors que l’inflation grimpait et que la consommation reculait, cette paix pourrait aussi alléger le prix à la pompe.

Roland Lescure a martelé mardi que l’accord de paix au Moyen-Orient devait servir de déclic. « C’est le signal de relance qu’on attendait », a-t-il lancé depuis son ministère, en pleine réunion sur les prix du carburant. Le constat est sans appel ces dernières semaines, les indicateurs économiques français sont ternes. L’inflation accélère, les ménages serrent la ceinture et la consommation dévisse. Pour le ministre, la solution passe par un retour de la confiance. Fini l’attentisme, place à l’action. L’annonce d’une détente géopolitique est une bouffée d’air frais dans ce climat morose.

Concrètement, cette paix a un impact direct sur le portefeuille des automobilistes. La guerre avait bloqué le détroit d’Ormuz, un goulet d’étranglement par lequel transite 20% du pétrole mondial. Conséquence, le prix de l’essence a flambé, dépassant les deux euros le litre pendant plusieurs semaines. Aujourd’hui, l’accalmie se reflète timidement à la pompe. Mardi, le SP95 s’affichait en moyenne à 1,949 euro le litre et le gazole à 1,995 euro. Avant le conflit, ces deux carburants tournaient autour de 1,72 euro. Une baisse est en marche, mais le gouvernement met la pression sur les distributeurs. Serge Papin, ministre chargé des PME et du Tourisme, a prévenu que l’exécutif surveillerait de près la répercussion de la baisse du baril. L’intérêt des stations, dit-il, est d’afficher les prix les plus bas pour attirer les clients.

Pour soutenir les plus touchés par la hausse, les aides aux gros rouleurs sont maintenues. Près de 900 000 demandes ont déjà été enregistrées, et 667 000 versements devraient aboutir dans les délais prévus. Lescure insiste sur l’urgence de profiter de cette parenthèse positive. « Il faut ne pas gâcher notre plaisir, mais surtout en profiter pour relancer la machine », a-t-il conclu. L’économie française retient son souffle. Après des mois d’incertitudes et de prix élevés, l’espoir d’une reprise se dessine enfin. Reste à transformer l’essai.

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