Économie
L’alerte maximale sur le détroit d’Ormuz : une réouverture « totale et sans condition » réclamée d’urgence
Le patron de l’Agence internationale de l’énergie exige la levée immédiate du blocage du détroit d’Ormuz pour sortir de la pire crise énergétique de…

Le patron de l’Agence internationale de l’énergie exige la levée immédiate du blocage du détroit d’Ormuz pour sortir de la pire crise énergétique de l’histoire. Une demande qui intervient alors qu’un accord entre Washington et Téhéran pourrait tout changer.
La guerre au Moyen-Orient a paralysé l’un des passages les plus stratégiques de la planète. Résultat des courses : les prix du pétrole ont flambé, les approvisionnements se sont effondrés et l’économie mondiale a pris une claque. Ce mardi, Fatih Birol, le chef de l’Agence internationale de l’énergie, a sorti les muscles. Il réclame une réouverture « totale et sans condition » du détroit d’Ormuz, et le plus vite possible. Pour lui, c’est la seule issue pour que le pétrole et le gaz repartent vers l’Asie et le reste du monde. Une prise de position forte, juste après l’annonce d’un accord-cadre entre les États-Unis et l’Iran.
Donald Trump a d’ailleurs promis que le détroit serait « complètement ouvert » vendredi, jour prévu pour la signature de cet accord qui doit mettre fin au conflit. Une énorme bouffée d’oxygène, selon Birol, qui parle d’une « grande nouvelle pour l’économie mondiale et les marchés de l’énergie ». Mais le dirigeant prévient : même si les prix reviennent à la normale, les conséquences de cette crise vont durer. Elle a déjà provoqué des ondes de choc dans tout le secteur énergétique. Les pays commencent à repenser leur politique, leur stratégie, leurs partenaires. Et à l’avenir, ce ne sera plus seulement une question de coût. La sécurité deviendra le critère numéro un.
Le blocage du détroit d’Ormuz a déjà fait perdre plus d’un milliard de barils d’exportations venues du Golfe, soit environ 14 millions de barils par jour. Un chiffre qui donne le tournis. Fin mai, l’AIE avait même prévenu que le marché pétrolier pourrait entrer en « zone rouge » dès juillet ou août si le conflit ne trouvait pas d’issue. Aujourd’hui, l’espoir renaît avec cet accord, mais la méfiance reste de mise. Birol insiste : la confiance est devenue un facteur clé dans l’énergie. Et elle ne se décrète pas.
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